CHIEN |Les questions à se poser avant d’adopter

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Cela fait maintenant trois mois que Rhéa est entré dans notre vie. Pour ceux qui n’ont pas suivi, Rhéa c’est cette petite boule de poils :

Berger blanc suisse - conseil avant d'adopter chien
Rhéa – Berger blanc suisse

une femelle berger blanc suisse que nous avons adopté à l’âge de 2 mois après moultes rebondissements dans nos démarches pour avoir un chien.

Rhéa est un chiot, une petite peluche, qui a un succès fou auprès de tous …et nous apporte beaucoup de bonheur mais aussi quelques galères, des contraintes, des adaptations. Si je devais résumer, je pense qu’adopter un chien c’est 70% de bonheur 10% de galère et 20% d’organisation. Mais les 30% peuvent s’inverser et le bonheur peut vite tourner à la catastrophe si cette décision n’a pas été mûrement réfléchie et tous ses engagements avec.

Pour commencer à parler de notre histoire avec Rhéa sur le blog je pense qu’il est nécessaire de rappeler à tous qu’adopter un animal, qui plus est un chien, est un acte très engageant. 

De notre côté, avec Cyril, c’est une décision qui a mûrie pendant plus d’un an. Pour tout te dire, j’ai grandis avec 2 chiennes et je sais tout le bonheur que cela apporte, mais aussi toutes les contraintes…alors des deux j’étais celle qui freinait un peu la décision afin d’être à 200% sûre. Cela ne m’a pas empêché de faire une petite crise d’angoisse la veille en me disant “ putain, mais je ne vais jamais y arriver”.

J’avais envie d’écrire cet article tout simplement parce que j’ai baigné dès mon plus jeune âge dans un univers touché par ce sujet. J’ai grandis avec deux chiennes adorables et connais donc très bien les points positifs et négatifs de ces compagnons de vie. Ma marraine étant une véto au grand cœur, mes grands-parents et ma famille ont toujours été une terre d’accueil pour beaucoup d’animaux de toutes sortes ayant eu un début ou une fin de vie difficile.  

que savoir - questions avant d'adopter chien
la petite minute dossier

En toute honnêteté, dans la vie je considère qu’il y a deux choix irrévocables, qui nous impliquent en tout cas sur le long terme :

  • faire un enfant, ou en adopter un, puisque c’est une décision importante, qui concerne un être humain et 2 autres êtres humains pour toute une vie
  • adopter un animal, puisque cela implique aussi un être vivant, son bonheur, sa vie et 1 ou 2 autres êtres humains puisque cela impacte aussi leur vie

Le reste, le matériel, le financier, le boulot, le logement…sont bien entendu des choix importants. Mais pour lesquels le bien-être d’être vivants n’est pas au coeur du sujet. 

C’est ma façon de penser, certains diront que c’est trop extrême, qu’un chien/un chat “ n’est qu’un animal”, je répondrais que c’est d’autant plus important : puisque ce ne sont “que des animaux de compagnie” ils restent dépendants de nous de leur naissance à leur mort.

Quelles sont les réflexions à avoir avant d’adopter un chien ?

Berger blanc suisse - conseil avant d'adopter chien
Rhéa – Berger blanc suisse

C’est un engagement, envers un être vivant, pendant une durée indéterminée

On a parfois l’image du chien “cadeau”, le petit chiot saucissonné avec du bolduc dans les films américains offert à une petite fille en émoi à qui l’on dit avec bienveillance “ c’est ton chien, tu vas t’en occuper”. Le chien est alors une sorte de cadeau, un “présent” pour faire plaisir. Une sorte de nouveau joujou, une peluche grandeur réelle.

Sauf que…lorsque la peluche commence à tout bouffer sur son passage et fait ses besoins sur le tapis de la mamie, elle est tout de suite moins mignonne.

Et oui, c’est un être vivant, pas un Tamagotchi.Un être vivant ça s’élève, ça s’éduque, cela fait des bêtises, c’est fatiguant, parfois désespérant.

Il y a aussi ce stéréotype de chien “trophée”. Le beau berger allemand assorti à la télé écran plat, et au tapis du salon. Le superbe labrador qui vient animer les repas de famille et nourrir les conversations ( on oubliera pas de mentionner la modique somme pour laquelle on l’a acquis, cela sublimera d’autant plus le canapé).  Exhiber le toutou est une chose, s’en occuper en est une autre… les chiens, d’autant plus les chiens sportifs, demandent de l’attention…du temps…du temps…du temps et du temps. Ne pas leur en donner, les réduire à une petite cours de béton, les laisser s’éduquer tout seuls, leur offrir une vie de confinement dans un micro jardin…est criminel. Et il vous le rendra bien un jour ou l’autre.

Prendre un chien est donc un engagement très élevé, pour une durée longue et indéterminée. Je le différencie un peu du chat, même si l’adoption d’un félin est bien entendu engageante mais un peu différente. Un engagement qui demande réflexion, beaucoup de réflexion. Cela demande aussi d’être humble par rapport à cette tâche, de ne pas se dire “ oh ça va, ce n’est “qu’un chien” ce n’est pas la mer à boire”. Ou encore “ça va j’ai élevé deux gamins, je vais m’en sortir avec un chien”.

Cela demande énormément de temps, du temps, du temps et du temps.

C’est personnellement ce qui me faisait le plus peur. La problématique de temps. Un chien est en cela très différent d’un chat, d’autant plus lorsque l’on adopte un chien sportif : il demande beaucoup de temps, et donc d’énergie.

Du temps et donc des compromis, des choix, de l’organisation. Et cela aux deux principaux stades de sa vie :

Lorsqu’il est chiot, il demande moins de temps de “balade” certes puisqu’un chiot ne doit pas faire plus de 10-15 minutes selon son nombre de mois. Un chiot dort beaucoup aussi, cela fait donc quelques pauses (bienvenues) entre deux bêtises. Le temps est donc principalement consacré à l’éducation, aux “pipis cacas”, aux sorties express pour éviter le pipi au milieu du salon, au réagencement de la maison pour éviter les premières bêtises, au nettoyage des premières bêtises, aux premiers rdvs chez le véto… L’éducation est primordiale sur les premières semaines car elle déterminera le comportement et la relation que l’on aura avec le chiot, alors il vaut mieux ne pas se planter. Le chien n’apprendra pas seul à être propre, à ne pas mordre, à marcher en laisse etc… cela demande de nombreuses heures. Il doit aussi être habitué très jeune à toutes formes de situation et de personnes pour ne pas avoir peur. 

Berger blanc suisse - conseil avant d'adopter chien
Rhéa – Berger blanc suisse

Lorsqu’il est adulte, et surtout lorsque l’on choisit une race un peu sportive, il a besoin que l’on s’en OCCUPE. Se contenter d’ouvrir la porte pour qu’il se balade dans un jardin de 20m2 n’est pas suffisant. Je pense que la période de confinement nous aura au moins permis de comprendre ce sentiment de frustration que l’on peut ressentir à rester jours après jours dans un espace exigu. Il en est de même pour nos amis canins.

Combien d’histoires ai-je entendu de chiens qui deviennent dingues parce qu’ils s’ennuient tout simplement. Qui finissent par mordre, voir tuer le chat du voisin, par défoncer le jardin et tout ce qui traîne. L’ennui est l’un des pires ennemis des chiens sportifs et ils demandent donc beaucoup d’attention et de temps.

Cela coûte de l’argent, pas mal d’argent

Il y a plusieurs formes de dépenses :

  • ce que j’appellerais les impondérables. La nourriture, quelque soit sa forme ( croquettes,  barf, friandises…) et les soins vétérinaires. C’est le minimum syndical pour s’occuper dignement de son animal
  • les dépenses de vie indispensables ou presque. La caisse de transport, les jouets, les gamelles, la cage ou niche, la laisse, la brosse, les sacs à caca etc… 
  • et puis il y a le reste. L’éducation canine, les dégâts, les tarifs parfois plus cher, les systèmes de garde etc 

A noter, un Français peut facilement dépenser chaque année 400 € pour des actes vétérinaires courants. Si son chien est gravement malade, la facture peut atteindre 1 800 € et même les dépasser allègrement. 

Berger blanc suisse - conseil avant d'adopter chien
Rhéa – Berger blanc suisse

L’organisation est dorénavant tournée…autour de son animal

Chaque année j’hallucine du nombre d’animaux abandonnés avant les vacances. Comme si les gens découvraient en juin, au moment de réserver leur petite location pourrie et leur airbnb à Cassis, que oui ON NE FAIT PAS CE QU’ON VEUT AVEC UN ANIMAL LORSQUE L’ON SOUHAITE PARTIR EN VACANCES.

Je vais même reformuler ON DOIT PENSER À SES VACANCES EN FONCTION DE SON ANIMAL.

Alors oui bien entendu, ne tombons pas dans le drama, pas forcément besoin de dire adieu à ses vacances de rêve, il existe bien entendu des solutions que l’on souhaite ou non partir avec son chien ( ou son chat ) mais ce n’est pas simple ( ni gratuit). La problématique est la même pour tout, vacances ou pas vacances.

En dehors du logement, pars du principe que ton chien n’est accepté nul part, sauf exception. C’est plus simple. Bien entendu il y a les lieux fermés comme les centres commerciaux, les cinés, les restaus ( sauf exception, terrasses etc). Mais en même temps tu n’imaginais pas te faire un popcorn devant Titanic avec ton Border Collie donc je ne t’apprends rien. Par contre il existe aussi de nombreuses plages interdites aux chiens, des parcs naturels aussi , ce qui peut parfois complexifier tes vacances.

Pour les logements, il a bien entendu certains logements qui sont autorisés pour les animaux mais la liste est beaucoup plus réduite bien entendue.

Deux options :

soit planifier ses loisirs ( que ce soit vacances ou sorties du weekend ) en adaptant et en anticipant l’accès aux chiens

soit bien entendu le faire garder, par la famille, les amis, un dogsitter ou certains élevages. Cela demande pour les premières options à avoir  bien assuré son éducation ( point 2 ) car personne n’a envie de garder un chien qui fait pipi sur la moquette et bouffe le canapé…

Berger blanc suisse - conseil avant d'adopter chien
Rhéa – Berger blanc suisse

C’est la race qui vous choisit, et pas l’inverse.

“Oh il est beau”. “ Elle est trop mimi”. “Moi j’en veux un comme ça”.

On ne choisit pas un chien comme on sélectionne son mobilier Ikea. Qu’il soit assorti au canapé ou qu’il rende bien sur les photos est un bonus, pas une fin en soi. J’ai été de nombreuses fois choquée par certains choix de race, motivés par l’esthétique du chien et pas par les caractéristiques de la race. L’exemple des huskys est assez parlant….personnellement je ne m’engagerais pas sur cette race que je trouve bien entendu magnifique.

Alors oui, ça peut être frustrant de passer à côté du “chien de ses rêves” parce qu’on a tout simplement pas le mode de vie qui lui convient, mais imaginez sa frustration à lui si vous ne lui offrez pas la “vie de ses rêves” ou tout simplement le quotidien qu’il mérite.

Voilà ! J’espère avoir aidé certains d’entre vous à se poser les bonnes questions 😀

A propos de l'auteur :

Chaudière sportive, à l’ascenseur émotionnel qui plafonne à chaque nouveau challenge ! J’espère te donner la patate si tu n’as pas envie de bouger, ou te faire au moins rire dans ton canapé !

a écrit 253 articles sur le Blog.

2 Comments

  1. Mounikats says:

    Oui c’est tellement vrai… J’ajouterais, même si ce n’est définitivement pas drôle, que nos amis les chiens ont une durée de vie de 10 à 15 ans à peu près. Cela veut dire qu’il faudra les accompagner jusqu’au bout en étant à la hauteur de toute la dévotion qu’ils ont eu pour nous toute leur vie. Et c’est tellement difficile…

  2. NOTRE ULTRA-MAISON | Comment rénover écolo ? – Cam Dewoods says:

    […] pleurer chez le notaire, team hypersensibilité bonjour) et pour ce petit jardin tout mignonnet que Rhéa allait bientôt détruire en long et en […]

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