* Outdoor Wellness *

Embarque avec moi dans de nouvelles aventures ! Parfois sportives, de plus en plus zen, souvent gourmandes, ascendant écolo et toujours saupoudrées d'une touche d'humour.

Ma vie, mon œuvre

L’exercice de “présentation” est décidément le plus difficile. C’est bien pour ça que j’ai laissé cette rubrique en jachère pendant près de 4 ans. Écrire des paragraphes entiers pour te donner envie d’aller sur Compostelle m’inspirait plus que de te parler de ma petite vie. Et pourtant, si un chapitre est important c’est bien celui là. Ici tu es en effet sur mon blog, écrit avec mes mots, mes réflexions, mon évolution. Des pensées que j’essaie de retranscrire le plus objectivement possible ( comme si l’être humain pouvait être réellement objectif) mais qui restent bien entendu ma vision. Alors pour comprendre pourquoi je me permets d’écrire, de donner mon “opinion” et qui je suis, il était important que je prenne le temps de parler un peu de moi.

Mon début de carrière, à Paris

Née en Corrèze, j’ai grandi dans le 91. J’y ai fait mes études puis à la sortie de mon IUT je suis partie étudier en école de commerce. Mon objectif était assez simple : me construire un CV béton, entrer dans de belles boîtes, et mener ma carrière à la baguette pour pouvoir obtenir le Saint Graal : un poste flatteur, bien payé, me permettant d’habiter en plein Paris. Jusqu’ici tout va bien, je roule sur l’autoroute du CDI, je déménage dans mon 16m2 dans le 8eme arrondissement. Entre temps je m’investis de plus en plus dans la course à pied, qui est un échappatoire, je rejoins des groupes de running et je passe beaucoup de temps à gérer des transitions millimétrées : métro, boulot, sport, apéro,boulot, dodo.

 

2014, je fais une sorte de début de “burnout”. Je n’aime pas utiliser ce mot à tort et à travers, disons juste que je suis crevée. J’ai 25 ans, c’est mon premier job en CDI, je donne tout pour être “à la hauteur”, me dépêche pour aller à ma salle de sport et gérer mes entraînements, puis rentre me remettre au boulot. Je me sens faible, pas à la hauteur. J’ai l’impression que tout le monde arrive à gérer ce rythme “finger in the nose”, mes potes sont tous en banque, en audit et finissent leur journée à 22h sans moufter…ils réussissent même à avoir la forme et aller boire des mojitos en sortant, et moi je craque déjà. J’ai honte et je me demande combien de temps je vais pouvoir tenir ce rythme, et si je suis suffisamment forte pour ça. 

Avec du recul, c’était la première sonnette d’alarme.

Instagram, le blog et l’influence

2016, je change de boulot. Je rempile sur cette nouvelle aventure à 400% et pour fêter ça décide qu’il serait temps de me lancer un nouveau challenge sportif : me lancer sur mon 2nd marathon de Paris, qui aura lieu en avril 2017. Ma première préparation s’était faite seule, dans la nuit et le froid et je repense avec un peu d’angoisse à la difficulté de se motiver pour m’entraîner. C’est là que je commence à partager sur instagram TOUS mes entraînements. Chaque jour, j’échange avec des personnes qui s’entraînent pour le marathon, qui font de la course à pied ou partagent d’autres passions. 

Moi qui comprenais moyennement l’intérêt d’insta jusqu’ici je trouve ça juste génial de pouvoir retrouver tant de partage, d’échange et de soutien avec de parfaits inconnus. Je pense que j’ai dû publier chaque kilomètre couru pour ce marathon et ne pas rater une sortie !

En parallèle, le blog est lancé. Je n’ai jamais été très douée pour être synthétique et instagram impose une limite de caractères, ce qui est hautement frustrant pour moi. Le blog me permet de pouvoir m’exprimer librement, d’écrire des romans ( mon dieu quand je relis certains compte-rendu de course je me demande qui les a vraiment lu jusqu’au bout ). Petit à petit les mois passent et je réalise que ces deux supports sont surtout des espaces d’expression libres, où je peux faire ce que je veux et cela me fait du bien ! Personne pour m’imposer une vision, j’écris ce que je veux, quand je veux et moi qui me sens parfois bridée dans mes missions je kiff tout simplement. 

J’améliore aussi mon contenu, mon côté perfectionniste, et prends du plaisir à voir que de plus en plus de personnes me suivent et s’intéressent à ce que je fais. A l’époque – j’en prendrais conscience bien plus tard – j’ai aussi de gros problèmes de confiance en moi. Je sors d’une relation destructrice et ai beaucoup de mal à retrouver un peu de bienveillance envers moi-même. Je dois avouer, avec quelques années de recul, que cette bouffée “de like” virtuelle me fait du bien.  Je souris souvent lorsque je me prends des réflexions sur le fait qu’il faut “avoir un ego surdéveloppé pour mettre des photos de soi quasi quotidiennement”, car mon ego était en réalité en PLS et je le nourrissais et le rassurais de ce soutien 3.0.

L’influence… un mot que j’apprécie toujours moyennement… commence à prendre de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Cela existait plutôt dans la mode, le fitness etc, mais dans le sport et surtout le running un peu moins. Je commence à recevoir quelques mails, pour tester le produit machin, parler de l’application truc. Au début, je réalise peu et mets du temps à comprendre le concept. J’ai beau bosser dans le domaine de la communication-marketing, les influenceurs ne sont pas mon domaine de prédilection et j’ai appris sur le tas. J’ai fait pas mal d’erreurs, accepté des produits en me disant sitôt le colis reçu “ mais pourquoi t’as dit oui déjà”. J’ai mis du temps à comprendre que j’étais moi même devenu une sorte de support de communication et surtout à comprendre les engagements que cela impliquait par rapport à ma communauté. Vaste sujet.

Être influenceuse à plein temps, non merci

Je ris souvent lorsque l’on me dit “ à mais ce n’est pas ton métier à temps plein”? Aaaah non…

J’ai le plus grand respect pour les influenceuses et influenceurs qui en font leur métier, car contrairement à l’image que beaucoup en ont, “faire des photos”, “passer sa vie en vacances” et “recevoir des produits gratos” n’est pas si facile. C’est beaucoup de temps, d’échange avec des marques, d’incertitude et de création de contenus. Personnellement je ne m’en suis jamais senti capable, et je n’avais pas envie de faire de ce loisir un métier. 

Je considère donc que je suis une influenceuse loisir, ce qui me demande quand même énormément de boulot. Je monétise quelques partenariats, surtout depuis que j’ai décidé de quitter mon emploi en décembre 2020. Mais pas trop, j’aime que mon contenu reste libre, peu sponsorisé et surtout me sentir libre de pouvoir faire ce que je veux, quand je veux. Insta et le blog ont toujours été des territoires d’expression, mes espaces où je pouvais faire ce que je voulais, et les rendre trop “professionnels” risqueraient de m’ôter ce plaisir. 

Le plaisir…en 4ans j’ai aussi vu l’influence changer. D’influenceurs pour la plupart passionnés par leur sujet, j’ai vu fleurir des comptes qui n’étaient intéressés que par une seule chose : les cadeaux, les voyages etc. Je ne compte plus le nombre de messages “ moi aussi je veux devenir influenceuse-r pour recevoir des produits gratuits, tu peux m’expliquer comment faire”. Soupir. Ce sont effectivement de gros avantages et jamais ne cracherais dans la soupe, mais franchement si la seule motivation est de pouvoir chopper une paire de baskets gratos je conseille plutôt de faire du baby-sitting : c’est plus rentable au temps passé.

Car oui, ça prend du temps. Créer du contenu, le diffuser, répondre aux messages en commentaires et surtout aux messages en privés ( des dizaines, parfois des centaines selon les jours ). Répondre aux mails de marques qui ne prennent parfois pas du tout la peine de se renseigner sur qui tu es, ton contenu, tes valeurs et ne voient en toi qu’un panneau publicitaire.

L’influence sur insta a beaucoup évoluée. J’apprécie de moins en moins que l’on me mette la même étiquette que des stars de la téléréalité qui sont certes suivies par des millions de personnes (est-ce un gage de qualité) mais prennent leur communauté pour des portemonnaies et n’hésitent pas à leur vendre tout et surtout n’importe quoi.

Bref je prends toujours beaucoup de plaisir à partager, écrire, échanger, inspirer mais je ne suis pas toujours très à l’aise avec la manière dont l’influence a évolué, petit à petit.

De 2017 à 2021, ça déménage !

En 4 ans, j’ai énormément évolué. Je suis partie sur le chemin de Compostelle. Puis j’ai planté Paris pour vivre à Annecy. Je me suis prise de passion pour les sports outdoor et ai troqué mes dossards marathon pour des trails saucisson. 

Mon mode de vie et de valeurs ont aussi changé. J’ai pris conscience de notre impact environnemental et de l’urgence climatique. J’ai aussi compris que pour être enfin alignée avec moi-même, bien dans ma vie et dans mes baskets…il allait justement falloir que je réfléchisse à 360 degrés. Ce que j’appelle le “bien-être au naturel” est un apprentissage qui me guide au quotidien, autant dans ma pratique sportive que dans ma manière de consommer (imparfaite), de me soigner, de meubler notre maison… 

Bref j’ai énormément changé et je sais que cela à dérouté certains de mes anciens “abonnés” ( je déteste aussi ce terme ) qui me suivaient avant tout pour ma motivation sportive et mes défis croissants. Mais c’est aussi ça la vie, la vraie, d’un influenceur. Ne pas être dans une case et faire évoluer son contenu en même temps que son parcours.

2021…l’entreprenariat au cœur de mon contenu

L’année 2021 présente un gros tournant puisque j’ai décidé de me consacrer à mon projet Outtrip.

Un gros défi professionnel et personnel, qui me permettra de creuser ici un autre sujet : celui de l’entreprenariat. J’ai hâte de partager avec toi cette nouvelle aventure qui s’avère assez folle! Et je te remercie d’être présent(e) et de suivre mes aventures !