MINIMALISME | Devenir minimaliste…vers un mode de vie centré sur l’essentiel !

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Mon déménagement a été une véritable claque. Pas seulement parce que mon 20m2 se trouvait au 7ème étage. Ou parce qu’il a fallut gérer en une semaine et demi ce que tout être humain normalement constitué organise en un mois. Non. Parce que d’un seul coup d’un seul j’ai réalisé à quel point c’était le …bordel !

 

Entendons-nous bien. J’ai toujours eu une petite tendance bordélique. Ascendant “dès que j’entre dans une chambre d’hôtel c’est ras de marée assuré”. Cela faisait d’ailleurs un petit moment que je regardais les sites parlant de minimalisme. De désencombrement. Je me suis même tapé les vidéos de Marie Kondo et de sa méthode KonMari sur le pliage de T-shirt et lu son livre. Si on m’avait dit en pleine adolescence que je me coltinerais un jour un bouquin sur le rangement j’aurais tout simplement…explosé de rire. Ou de sanglots.

Et pourtant. Quelques années plus tard la démarche minimaliste me faisait un peu de l’oeil. Pas non plus la caricature du mec qui vit dans un appartement tout blanc avec un pot de fleur noir et un plaid repassé.

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Photo by Bench Accounting

Je me connais, je sais que ce genre d’extrême ne pourra jamais me convenir. Mais le minimalisme en tant que tel, la volonté de revenir à l’essentiel…autant du point de vue objets que humain et quotidien lui par contre me faisait de plus en plus de l’oeil.

Et c’est pourquoi lorsque j’ai du déménager en express et remballer 2 ans de ma vie en 3 jours je me suis dit “ tiens, c’est le moment de me désencombrer”. Première tentative de minimaliste, c’est bien le moment. Non…en réalité ce n’était pas véritablement le moment. C’est une démarche qui fait du bien mais s’avère en vérité éprouvante et longue. Mais bon ça on en reparler.

Devenir minimaliste, un apprentissage fastidieux

Alors le minimalisme, pourquoi ça m’intéresse?

Mon quotidien m’encombre de plus en plus.

D’objets, de vêtements qui sont partout autour de moi. Au point de les oublier ‘ ah oui tiens, j’avais acheté cette jupe en l’an 40. Elle est pas mal en fait ». Qu’ils prennent de la poussière. Et ne servent en réalité à rien.

…De contraintes, d’urgences, de responsabilités. La plupart du temps que je m’impose moi même.

…De pensées, fatigantes. D’idées, de projets, de to do list

…De photos, de fichiers, d’un bureau d’ordinateur sous perf et d’une overdose de documents, de livres, magazines…

D’urgences qui ne devraient pas en être. De bonheur qu’on ne peut pas savourer.

Tout ce bordel. Pardon. Tout ce putain de bordel finissait par m’oppresser. Tout ce qui alourdissait mon quotidien et que je traînais comme un boulet. En partant sur Compostelle 40 jours avec un sac à dos de 8 kilos. Donc 1 kilos et demi de bouffe et d’eau. Et 800 grammes de sac ( oui j’aime la précision). J’ai réalisé à quel point il était génial de ne pas être encombré par tout ce qui nous étouffe au jour le jour. A quel point les bibelots ne me manquaient pas. Mes 15 paires de jean non plus. Certes à certains moments on aimerait bien sentir un peu meilleur. Ou éviter de porter le même t-shirt  un jour sur 3. Mais au fond du fond on se sent léger. Car le fait d’être “obligé” de prendre le strict minimum permet de réaliser à quel point il est bon de porter l’essentiel. Et seulement l’essentiel.

Devenir minimaliste, c’est pour qui ?

Si toi aussi ton dressing est plein à craquer. Mais que tu n’as jamais rien à te mettre. Que ton environnement te pollue et que tu passes ton temps à ranger l’irrangeable. Que ta boîte mail t’écrase. Ton calendrier te tyrannise. Que tu oublies un anniversaire sur deux et que tu croules sous les notifications. On va bien s’amuser toi et moi. Car quitte à prendre un nouveau départ de vie j’ai bien envie de prendre de nouvelles habitudes. J’ai bien envie de m’alléger de toutes ces choses qui se mettent sur mon chemin et m’empêchent d’avancer aussi vite que je le voudrais.

Il est temps de changer et de s’alléger. De me débarasser du superflu, des distractions, de tout ce qui peut bouffer du temps et de l’énergie au quotidien. Et parce que je suis convaincue que c’est un cercle vertueux c’est aussi un moyen parfait de mieux consommer. Plus durablement. De moins gaspiller. De dessiner réellement une vie à son image et selon ses envies, pas selon les besoins que la société de consommation nous pousse à avoir.

Le minimalisme et moi, pour résumer

Pour résumer. Il y a du boulot. Ce n’est pas parce que tu te débarrasses de 40 kilos d’affaires et que tu fais un peu de ménage dans ton emploi du temps que c’est gagné. Les habitudes reviennent vite. Surtout lorsque, pour être totalement honnête, tu as la possibilité de te faire offrir énormément de choses.

Et pourtant après avoir sombré pendant des années dans la surconsommation et la surenchère d’activités j’ai envie de mettre en place petit à petit ce mode de vie, centré sur la liberté et la « possession » maîtrisée. Jours après jours, semaines après semaines, je m’évertue petit à petit à identifier ce qui est essentiel et ce qui n’est l’est pas. Cela passe bien entendu par le côté matériel, mais surtout par toute la partie immergée de l’iceberg.

Se construire un quotidien, simple, constitué de moins de superflu pour savourer l’essentiel. C’est du boulot ! Il parait facile de jeter au début de quelques bibelots poussiéreux mais déterminer ce qui est vraiment important et se débarasser de tous le reste, faire des choix et les assumer c’est une autre histoire.

Alors, prêt(e) à te retrousser les manches et à te concentrer sur l’essentiel?

devenir minimaliste
Photo by Jamie Street 

A propos de l'auteur :

Chaudière sportive, à l’ascenseur émotionnel qui plafonne à chaque nouveau challenge ! J’espère te donner la patate si tu n’as pas envie de bouger, ou te faire au moins rire dans ton canapé !

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5 Comments

  1. @laplumedezazu says:

    Très intéressant ton article ! Je suis complètement d’accord et on devrait tous essayer de se rapprocher de ce style de vie. On possède tellement de choses inutiles.

  2. Ptitemandarine says:

    C’est exactement la démarche que j’ai décidé de commencer. J’ai d’ailleurs un livre de Dominique Loreau à lire… Avant de l’offrir pour Noël 😉

    Je te félicite pour la demarche !! Et comme tu le dis, ça doit être encore plus difficile de ne pas céder quand tu as la possibilité de te faire offrir plein de choses.

    Alors courage à toi, on peut partager le chemin vers le minimalisme et le ZD… On va y arriver à ce sommet du plus léger 😉

    Gros schmoutz 😘

  3. Chris_run_in_cannes says:

    Article très intéressant !!! Ah l’homme et la société de surconsommation…tout un programme et se mettre au minimalisme ne doit pas être évident !!!

  4. Lauréline says:

    Très intéressant comme article 🙂
    J’aurais dû le lire avant de déménager mes 30 cartons ce WE ahaha

  5. Aurélie says:

    Réflexion très intéressante. Personnellement, après plus de 5 déménagements en 4 ans, je ne suis plus trop du genre à accumuler..chez moi , car il y a quelques cartons chez mon père =)
    Du coté du désencombrement de la vie, j’ai été plus ou moins forcée de le faire à une période, me recentrer sur l’essentiel et depuis je ne cherche (presque) plus à la remplir pour la remplir, je me demande souvent pour qui je fais les choses et pour quoi (si c’est pour ne pas décevoir, l’activité peut être rayée). Et on se sent beaucoup plus libre !

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