Randonnée équipement : le guide ultime

Quand on commence la randonnée, on se demande vite quel équipement de randonnée il faut vraiment acheter (ou piquer à ses potes). Entre les listes interminables qu’on trouve partout et les magasins remplis de matériel, on a vite l’impression qu’il faut claquer son PEL avant même de faire son premier km.

En réalité, ce n’est pas si compliqué. Avec le temps et les kilomètres, je me suis rendu compte qu’il y a surtout quelques basiques indispensables. Le reste dépend surtout du type de sortie : une petite rando tranquille, une sortie en montagne ou un trek de plusieurs jours ne demandent évidemment pas le même équipement. La durée, le terrain et la saison changent beaucoup les choses. Une balade de quelques heures autour d’Annecy n’implique pas du tout la même préparation qu’une journée en montagne en hiver, encore moins qu’un trek sur plusieurs jours. Pour ce dernier cas, j’ai d’ailleurs détaillé tout l’équipement nécessaire dans un autre article consacré au matériel pour plusieurs jours de marche.

Dans cet article, je te donne tous mes conseils pour choisir ton équipement en randonnée pour partir à la journée : les basiques qui me semblent vraiment utiles après des années à marcher, courir en montagne… et pas mal de sorties avec Rhéa.

Si tu veux aller à l’essentiel, après plusieurs années de randonnée, voilà le matériel que j’emporte presque à chaque sortie.

Mon équipement randonnée

🥾 Mes chaussures de randonnée – 140€ voir
🧦 Mes chaussettes de randonnée voir
🎒 Mon sac de randonnée (20-25L) – 13€ voir
🏕️ Mon sac pour l’itinérance voir
👕 Mon t-shirt de rando préféré – 12€ voir
🧥 Ma veste imperméable voir

Randonnée équipement : les questions à se poser avant d’acheter

Quand on se met à la randonnée, la première question qui se pose c’est souvent : mais en fait, il me faut quoi ? Et là, soit on part dans un magasin de sport et on repart avec un sac plein de trucs dont on n’aura jamais besoin, soit on sous-estime complètement le sujet et on se retrouve à marcher 15 km avec des baskets de ville et un jean. J’ai vu les deux. J’ai fait les deux.

La vérité c’est que la liste de l’équipement randonnée idéale n’existe pas vraiment – ou plutôt oui elle existe mais elle dépend de plein de facteurs. La durée, le terrain, la météo, la saison. Une sortie à la journée sur un chemin balisé en Provence en juin, ça n’a rien à voir avec une semaine d’itinérance dans les Alpes en septembre. Avec l’expérience, on se rend surtout compte qu’il vaut mieux quelques basiques bien choisis qu’une liste interminable de matériel. L’objectif n’est pas d’avoir tout l’équipement possible dans son sac, mais plutôt de savoir ce qui est vraiment utile selon la randonnée que l’on prévoit.

Combien de temps pars-tu randonner? 

C’est la première variable à avoir en tête. Et de loin la plus importante.

Pour une sortie à la journée, l’objectif c’est de rester léger tout en étant autonome pour quelques heures. On parle d’un sac de 15 à 25 litres maximum, avec l’eau, le casse-croûte, une couche supplémentaire et les indispensables de sécurité. Pas besoin de trimballer tout un campement. Le mot d’ordre c’est : le strict nécessaire.

Une marche facile, je pense aux balades de 2-3h sur terrain plat, type boucle en forêt ou sentier côtiern peut même se faire avec encore moins. Dans ces cas-là, ce qui compte vraiment c’est surtout les chaussures et l’hydratation. Le reste est optionnel.

C’est quand on passe sur plusieurs jours que l’équation change vraiment. Quand tu marches 25 km par jour pendant des semaines, une partie de ton matériel n’est pas la même mais on va retrouver quand même la plupart des indispensables…auxquels vont s’ajouter d’autres équipements. Et là encore, ça va dépendre de si tu dors en tente ou en refuge par exemple, si tu es autonome sur la nourriture etc… Mais surtout, tu dois penser à des choses que tu n’envisages même pas pour une sortie à la journée : les ampoules, le soin des pieds, la lessive, la récupération. L’équipement randonnée sur plusieurs jours mérite vraiment un article à part entière – et j’y reviendrai – mais ce qu’il faut retenir ici c’est que la logique est complètement différente.

équipement randonnée femme
équipement randonnée femme

Où est-ce que je vais randonner ? 

Le deuxième critère, c’est le terrain. Et là encore, on ne parle pas des mêmes besoins du tout.

Une balade péri-urbaine ou en forêt sur sentier facile, c’est accessible avec un équipement assez simple. Le dénivelé est souvent limité, les secours sont proches, et la météo est plus facile à anticiper. Une bonne paire de chaussures de marche suffit dans la plupart des cas, et encore selon le terrain tu peux reprendre tes chaussures de running ou de trail… les bâtons sont optionnels voire peu utiles, et le sac peut rester très léger.

Les randonnées en montagne, c’est autre chose. Même sur des sorties pas techniquement difficiles, les conditions peuvent changer très vite. J’ai eu des étés en Haute-Savoie où il faisait 28 degrés au départ et où j’ai terminé ma rando sous l’orage avec 12 degrés. En montagne, on doit toujours être préparé pour un scénario qui peut évoluer. Ça veut dire prévoir par exemple une veste imperméable même s’il fait beau le matin et une couche chaude même en été par exemple voir un pantalon au cas où. De bonnes chaussures avec un bon maintien de cheville sont beaucoup plus recommandées, même si oui je vois chaque été des personnes monter le Veyrier avec des Converse, c’est possible.

Il y a aussi la question du dénivelé, qui fatigue beaucoup plus que le kilométrage à plat – et qui implique des genoux sous pression à la descente. C’est là que les bâtons commencent à vraiment avoir du sens, par exemple.

A quelle saison ? 

On a tendance à penser à la randonnée comme une activité d’été, mais elle se pratique toute l’année. Et ça change complètement la liste de ce qu’on met dans son sac.

Printemps et automne sont les saisons les plus traîtresses. Le temps est changeant, les températures peuvent varier de 15 degrés dans la même journée et selon la hauteur, et les terrains sont souvent humides ou boueux. C’est à ces périodes que j’insiste le plus sur les couches imperméables et les bonnes chaussures résistantes à l’eau.

L’été, le risque vient plutôt de l’exposition au soleil, de la chaleur et du manque d’eau. J’ai appris à mes dépens que randonner en pleine canicule sans suffisamment d’eau c’est une très mauvaise idée – j’en parle dansmon article sur la équipement randonnée en été. La crème solaire, la casquette et le rythme adapté deviennent des éléments de sécurité à part entière.

En hiver ou en altitude enneigée, on rentre dans un autre registre : couches thermiques, raquettes selon le terrain, bâtons, et parfois des accessoires spécifiques comme les guêtres. Rhéa adore la neige, elle elle n’a pas de liste de matériel à gérer – moi si.

randonnée équipement
randonnée équipement
équipement randonnée liste

Pourquoi il vaut mieux miser sur quelques bons basiques

Voilà ce que j’aurais aimé qu’on me dise quand j’ai commencé : inutile d’acheter tout d’un coup. Et inutile d’acheter pas cher et cheap parce que la plupart du temps on revient vite sur son matos.

L’équipement randonnée de qualité, ça s’amortit sur des années. Une bonne paire de chaussures, un imperméable vraiment imperméable, des chaussettes techniques qui évitent les ampoules – ce sont des investissements qui changent vraiment l’expérience sur le terrain. Alors que le k-way à 20 euros qui ne respire pas et qui te fait suer autant que l’absence de veste, ou les chaussures montantes bas de gamme qui te lacèrent les chevilles au bout de 3 km… ça, j’ai connu aussi.

L’idée de cet article – et des suivants sur le sujet – c’est de t’aider à construire ton équipement randonnée progressivement, en partant des vrais basiques qui s’adaptent à toutes les situations. Pas une liste exhaustive de 50 produits. Juste ce qui compte vraiment, selon où tu vas et comment tu randonnes.

Equipement randonnée liste

🎒 Sac de randonnée (20-25L)

Équipement randonnée : les indispensables 

Restons sur la liste d’équipement de randonnée indispensable pour une rando à la journée ! On commence par là parce que c’est là que tout le monde démarre. La sortie à la (demi-)journée, c’est le format le plus courant, celui qu’on fait un dimanche matin avec ou sans chien, avec ou sans plan vraiment défini. Et c’est justement parce que ça semble simple qu’on a tendance à le préparer un peu à la légère. Alors voilà ce que je considère comme vraiment indispensable .

Les chaussures : la base !

Si tu ne devais investir que dans un seul truc : c’est les chaussures ! C’est clairement ce qui peut facilement te foutre en l’air une randonnée…voire compliquer tes vacances ! . Une mauvaise paire et tu rentres avec les pieds en compote, des ampoules ou pire, une entorse. On est toutes et tous passé par là, moi y compris qui ai un souvenir impérissable de cette fin de rando en chaussettes à balancer mes chaussures de rage tellement elle me faisaient souffrir.

Ce qu’on cherche dans une bonne chaussure de rando, c’est plusieurs choses à la fois : un maintien correct de la cheville (surtout sur terrain irrégulier), une semelle avec une bonne accroche, et une imperméabilité au moins partielle. Beaucoup de marques proposent des membranes Gore-Tex ou équivalent, qui permettent de garder les pieds au sec sur terrain humide ou sous une petite averse. C’est devenu presque un standard et franchement, une fois qu’on y a goûté, on ne fait plus sans.

La grande question c’est souvent : chaussures montantes ou basses ? Ma réponse honnête c’est que ça dépend du terrain. Sur sentier bien tracé et plat, une chaussure basse légère suffit. Dès que ça devient plus technique, que le sol est irrégulier ou que tu portes un sac un peu lourd, la tige montante apporte un vrai soutien et réduit le risque de se tordre la cheville. Pour débuter, j’oriente toujours vers le modèle mi-hauteur : bon compromis entre légèreté et protection.

Et surtout – et c’est le conseil que je donne systématiquement – essaie-les en magasin avec tes vraies chaussettes de rando, marche dedans, sens si ça frotte quelque part. Une chaussure qui est parfaite sur le papier mais qui te fait une ampoule au talon dès le premier kilomètre, ça ne vaut rien.

Les chaussettes : l’indispensable qu’on sous-estime souvent

On parle beaucoup des chaussures de randonnée – et c’est normal – mais les chaussettes sont probablement l’élément le plus sous-estimé de tout l’équipement randonnée. Pourtant, ça ne sert pas à grand-chose d’investir 150 € dans une bonne paire de chaussures si c’est pour marcher avec des chaussettes basiques qui frottent au bout de quelques kilomètres.

La chaussette joue un rôle clé dans le confort du pied : elle limite les frottements, aide à gérer l’humidité et apporte un peu d’amorti sur les zones sensibles comme le talon ou l’avant du pied. C’est souvent la différence entre une randonnée agréable et une sortie où l’on commence à sentir les ampoules arriver dès la première descente.

Comme pour le reste de l’équipement randonnée, il existe plusieurs gammes de prix. Les modèles haut de gamme intègrent souvent de la laine mérinos, des zones de renfort spécifiques et des fibres techniques qui évacuent mieux la transpiration. Sur des longues sorties ou des treks, ces détails peuvent clairement faire la différence.

Mais pour commencer, il n’est absolument pas nécessaire de mettre 30 € dans une paire de chaussettes. Des modèles simples chez Decathlon – les chaussettes Quechua autour de 5 à 10 € la paire – font très bien le travail pour la majorité des randonnées à la journée. L’important est surtout d’éviter le coton pur et de privilégier des chaussettes conçues pour la marche.

Si tu cours déjà, les chaussettes de running ou de trail peuvent aussi très bien faire l’affaire au début. Les zones de renfort ne sont pas toujours exactement aux mêmes endroits que sur les modèles spécifiques randonnée, mais en pratique elles fonctionnent très bien pour beaucoup de sorties.

Au final, chaussures et chaussettes vont vraiment de pair. Une bonne paire de chaussures mal associée peut devenir inconfortable très vite, alors qu’un bon combo chaussures + chaussettes peut complètement changer la sensation sur plusieurs heures de marche.

Le sac de randonnée : trouver le bon volume

Pour une sortie à la journée, on se situe généralement entre 15 et 30 litres. En dessous, tu vas galérer à caser l’essentiel. Au-dessus, tu vas te retrouver à remplir inutilement – et à porter des kilos en plus pour rien.

Personnellement, pour une journée standard, j’utilise un sac entre 18 et 22 litres. C’est suffisant pour glisser une couche imperméable, de la nourriture pour la journée, un litre et demi à deux litres d’eau, la trousse de premiers secours, mon appareil photo et les petits à-côtés habituels. Si la sortie est plus longue ou que la météo est incertaine, je prends plutôt 25 litres pour avoir de la marge.

Ce qui compte dans un sac de rando, au-delà du volume, c’est le système de portage. Ma reco : un bon dos ventilé, des bretelles rembourrées, une ceinture lombaire qui répartit le poids sur les hanches plutôt que sur les épaules  – ça change vraiment tout sur la durée. Un sac mal réglé ou mal conçu, même léger, te fera mal au dos au bout de quelques heures.

Quelques autres détails pratiques auxquels je fais attention : la poche pour poche à eau et les petites poches extérieures pour ce qu’on attrape souvent – téléphone, snacks, crème solaire. 

Les vêtements techniques : respirabilité et protection

C’est clairement là où j’ai fait mes premières erreurs. Au début on ne veut pas investir et ça se comprend aussi ! Pourtant il y a des options vraiment pas chers par exemple chez Decath qui garantissent un minimum de confort sans trop dépenser. T-shirt en coton, jean, veste imperméable à 25€ qui ne respire pas – selon ce que l’on porte on peut vite finir trempée de l’intérieur comme de l’extérieur. Et passer une looooongue journée.

Oui les vêtements techniques sont parfois chers, très, trop, selon l’utilité et le fait qu’on a pas forcément besoin d’être à la pointe de la mode pour kiffer sa rando. Mais selon ton envie et ton projet c’est quand même mieux de s’équiper avec de l’entrée de gamme plutôt que rien du tout. En fonction des autres sports que tu pratiques, tu peux bien entendu mettre un tshirt de run ou autre qui soit respirant.

Garde en tête la fameuse logique des 3 couches: 

Celle contre la peau d’abord. Son boulot c’est d’évacuer la sueur plutôt que de la garder contre toi. Le coton fait exactement le contraire – il boit l’humidité et reste mouillé, et dès que tu t’arrêtes cinq minutes ou que le vent se lève, tu te retrouves à grelotter. Le synthétique ou la laine mérinos règlent ce problème. La mérinos en particulier, je suis complètement convertie – ça régule bien, ça ne sent pas mauvais même après plusieurs heures, et c’est agréable à porter.

Ensuite la couche intermédiaire, pour avoir chaud si les températures chutent. Une polaire légère, un midlayer selon la saison. J’aime particulièrement les manches en merino, c’est toujours un petit investissement au départ mais c’est tellement agréable à porter. En été je la glisse dans le sac et je la sors rarement – mais les quelques fois où j’en ai eu besoin, en haut d’une crête sous un orage qui s’est levé en dix minutes, j’étais vraiment contente de l’avoir.

Et la couche extérieure, imperméable et coupe-vent. Légère, compacte, celle qui tient dans la poche du sac sans peser. C’est le truc qu’on oublie par beau temps et qu’on regrette amèrement. En montagne particulièrement, je ne pars jamais sans – même en juillet.

Pour le bas, un pantalon ou short technique qui ne bride pas les mouvements et qui sèche vite. Les modèles convertibles avec les jambes qui se dézippent en short, j’en avais un pendant des années, pratique pour les journées un peu capricieuses où ça commence frais et ça finit chaud.

Équipement randonnée femme : y a-t-il vraiment des différences ?

C’est une question qui revient souvent : est-ce qu’il existe vraiment un équipement randonnée femme différent de celui des hommes ? La réponse courte, c’est oui… mais pas forcément pour les raisons que l’on imagine (c’est pas pour être en rose grosso modo).

Dans la plupart des cas, les différences tiennent surtout à la morphologie et au confort. Les fabricants ont compris depuis quelques années que les femmes n’avaient pas simplement besoin de versions “plus petites” ou plus girly du matériel masculin. La forme du pied, la largeur des épaules, la position des hanches ou encore la longueur du dos influencent directement la manière dont un sac ou une paire de chaussures va se comporter sur plusieurs heures de marche.

Mais au-delà du marketing, ce qui compte vraiment reste simple : un équipement qui s’adapte à ton corps et à ta pratique. Peu importe qu’il soit étiqueté “femme” ou “mixte” si le confort est au rendez-vous.

Coupe, ergonomie et morphologie

C’est surtout sur les chaussures et les sacs à dos que les différences sont les plus visibles.

Les chaussures de randonnée pour femme sont souvent un peu plus étroites au talon et légèrement différentes au niveau de l’avant du pied. Ce n’est pas systématique – certaines femmes ont des pieds larges – mais dans beaucoup de cas, ça améliore vraiment le maintien et évite les frottements.

Même logique pour les sacs de randonnée. Sur les modèles conçus pour les femmes, le dos est parfois un peu plus court, les bretelles sont plus rapprochées et la ceinture lombaire est pensée pour s’appuyer correctement sur les hanches. Sur une sortie courte ça ne change pas grand-chose, mais sur plusieurs heures de marche, ça peut faire une vraie différence de confort.

Pour les vêtements, la question est surtout celle de la coupe et de la liberté de mouvement. Une veste bien ajustée qui ne remonte pas quand on lève les bras ou un pantalon qui ne tire pas sur les cuisses dans les montées, ce sont des détails qui deviennent vite importants quand on passe la journée dehors.Au final, le plus important reste d’essayer le matériel. Un sac ou une paire de chaussures qui fonctionne parfaitement pour quelqu’un d’autre ne sera pas forcément adapté à ta morphologie.

Les erreurs fréquentes quand on choisit son équipement de randonnée

La première erreur que je vois souvent, c’est de vouloir faire des économies en achetant du matériel très cheap “pour commencer”. Sur le moment ça semble logique : on ne sait pas encore si on va vraiment aimer la randonnée, donc on préfère ne pas trop investir. Le problème, c’est que ce genre d’équipement montre vite ses limites. Chaussures inconfortables, veste qui ne respire pas, chaussettes qui provoquent des ampoules… et quelques sorties plus tard on se retrouve à tout racheter.

À l’inverse, ça ne veut pas dire non plus qu’il faut dépenser 500 € pour sa première randonnée. Le bon réflexe est plutôt d’investir progressivement et intelligemment. La priorité reste clairement le trio chaussures – chaussettes – vêtements respirants. Une bonne paire de chaussures et des chaussettes techniques peuvent vraiment changer l’expérience dès les premières sorties. Ensuite viennent les couches du haut : un t-shirt respirant et une couche intermédiaire confortable permettent d’éviter l’effet “trempé puis frigorifié” quand on s’arrête. Le reste peut se construire petit à petit, en fonction de ta pratique.

La deuxième erreur consiste à mal évaluer le terrain. Certains se prennent énormément la tête avec le matériel alors que la randonnée prévue est très simple, et d’autres font l’inverse : ils sous-estiment complètement les conditions. Comme je le disais plus haut, il y a rando… et rando. Une petite balade sur un sentier facile n’a rien à voir avec une sortie en montagne avec du dénivelé ou une météo incertaine.

On voit parfois des gens partir en jean et en Converse et s’en sortir très bien – mais ce n’est pas forcément une bonne référence. Le plus important reste de se renseigner : regarder l’itinéraire, vérifier le dénivelé, la distance, la météo et les retours d’autres randonneurs. Et si tu n’as pas l’habitude de certains terrains, notamment en montagne, mieux vaut redoubler de vigilance et prévoir un minimum de marge côté équipement.

La troisième erreur, plus subtile, est de vouloir reproduire exactement le matériel des autres. Sur les réseaux ou dans les magasins spécialisés, on peut vite avoir l’impression qu’il existe une “liste parfaite” d’équipement randonnée. En réalité, ce qui fonctionne très bien pour quelqu’un ne sera pas forcément idéal pour toi. La morphologie, la manière de marcher, la sensibilité au froid ou à la chaleur changent beaucoup de choses.

Avec l’expérience, on se rend compte que le bon équipement est celui qui correspond à sa propre pratique. Certains préfèrent marcher très léger, d’autres aiment avoir un peu plus de confort dans leur sac. Certains randonneurs jurent par les bâtons, d’autres ne les utilisent jamais. L’important est surtout de tester, d’ajuster et d’améliorer son matériel au fil des sorties.

Au final, l’équipement randonnée se construit rarement en une seule fois. On affine ses choix avec l’expérience, en comprenant ce qui nous apporte vraiment du confort et ce qui est finalement superflu.

L’équipement randonnée utile à toujours avoir dans son sac

Au-delà des éléments principaux comme les chaussures, le sac ou les vêtements, il y a aussi toute une série de petits indispensables que je garde presque toujours dans mon sac de randonnée. Ce sont souvent des objets très simples, parfois même anodins, mais qui peuvent vraiment améliorer le confort sur une sortie… ou dépanner quand quelque chose ne se passe pas exactement comme prévu.

La liste peut varier selon la durée de la randonnée, la saison ou le terrain, mais certains éléments reviennent presque toujours.

Orientation et communication

Aujourd’hui le téléphone est devenu un outil central en randonnée. Il permet de suivre un itinéraire GPS, consulter la météo, vérifier une trace ou appeler en cas de problème. Mais il reste important d’anticiper la perte de réseau ou de batterie.

C’est pour cette raison que je garde toujours au minimum :

  • Téléphone portable chargé
  • Une carte papier ou l’itinéraire téléchargé hors ligne

En montagne notamment, il suffit parfois de changer de versant pour perdre complètement le réseau. Avoir une trace enregistrée ou une carte permet d’éviter de se retrouver bloqué sans repère.

Les petits indispensables du quotidien

Il y a aussi quelques objets très simples qui ne prennent presque pas de place mais qui rendent la journée beaucoup plus confortable.

Dans mon sac on retrouve presque toujours :

  • Mouchoirs en papier ou papier toilette
  • Crème solaire
  • Une gourde ou une poche à eau
  • Une lampe frontale
  • Un petit couteau ou multi-outil
  • Un appareil photo (souvent le téléphone suffit, mais j’aime encore parfois emporter le mien)

La lampe frontale est typiquement l’objet qu’on pense inutile… jusqu’au jour où la randonnée se termine plus tard que prévu. Entre un détour, une pause trop longue ou un rythme un peu plus lent dans la descente, la nuit peut arriver plus vite qu’on ne l’imagine.

Vêtements et protection selon les conditions

Selon la saison et la météo, j’ajoute aussi quelques accessoires qui prennent très peu de place mais peuvent vraiment faire la différence.

Pour une randonnée à la journée, j’emporte souvent :

  • Casquette ou bonnet selon la saison
  • Lunettes de soleil
  • Gants légers si la météo est incertaine
  • Un tour de cou type Buff, très pratique contre le vent ou le soleil
  • Un tee-shirt de rechange

Le tee-shirt de rechange est clairement un petit luxe, mais il peut être très agréable sur certaines sorties : après une grosse montée ou avant de redescendre, remettre un haut sec change vraiment la sensation de confort.

Sur une randonnée de plusieurs jours, il faut évidemment prévoir un peu plus :

  • Sous-vêtements de rechange
  • Tee-shirt supplémentaire
  • Short ou pantalon léger
  • Bonnet selon la saison

Alimentation et hydratation

L’eau et la nourriture restent évidemment essentielles en randonnée.

Pour une sortie à la journée, je prévois généralement :

  • De l’eau en quantité suffisante (la base)
  • Quelques encas faciles à manger : fruits secs, barres de céréales, noix…
  • Un pique-nique si la sortie dure plusieurs heures

L’idéal est de manger régulièrement plutôt que d’attendre d’avoir très faim. Sur des sorties un peu longues, ça permet de garder de l’énergie plus stable.

Sur plusieurs jours, la logique change évidemment : il faut prévoir des repas complets et suffisamment d’eau pour les préparer si on utilise des plats lyophilisés.

Les bases de sécurité

Enfin, il y a quelques éléments de sécurité que je considère vraiment comme des basiques.

Dans mon sac, on trouve presque toujours :

  • Une couverture de survie
  • Une petite trousse de premiers secours
  • Quelques pansements
  • Un bandage

La couverture de survie est un très bon exemple d’objet simple mais utile. Elle ne pèse presque rien et peut servir si quelqu’un se blesse, si la météo tourne ou si on doit attendre les secours.

Ce type d’équipement ne transforme pas ton sac en sac d’expédition, mais il permet d’être un minimum autonome et préparé pour la plupart des situations courantes en randonnée.

Avec l’expérience, chacun adapte évidemment cette liste en fonction de sa pratique, du terrain et de la durée des sorties.

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