INTERVIEW | Adrien, serial marathonien et bénévole au grand cœur

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J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé. Voltaire.

Il y a ces personnes qui affichent un peu partout ce genre de citations, accrochées à leur frigo, affichées sur leur facebook…sans réellement les appliquer. Et il y a une infime partie de la population qui est réellement capable de les mettre en application. Une infime partie de la population française qui plus est, race plutôt connue pour sa capacité à râler parce que c’est bon pour la santé…

Adrien fait partie de ces privilégiés du bonheur. C’est même la personnification en chair et en sourire de cette citation. Voltaire aurait été fier de lui, il lui aurait même dédié une énième pièce de théâtre intitulé « J’ai décidé d’être heureux et de faire péter tous mes chronos parce que c’est bon pour la santé ». Mais bon Voltaire n’étant pas là, il va falloir baisser un peu en gamme et en alexandrin et se contenter de mon portrait. Un portrait pas facile car Adrien met la barre très haute. Pas parce qu’il collectionne les marathons et les RP. Pas parce qu’il est devenu une figure emblématique du running à Paris, présent sur l’asphalte ou comme bénévole à chaque compétition. Non. Adrien est un personnage, un sportif émérite et il s’investit énormément dans une multitude d’activités on est d’accord.

Mais plus qu’un couteau suisse du sport il est surtout un véritable modèle de générosité, de combativité et de bienveillance. Adrien fait partie des personnes qui te donnent une belle leçon de vie. Une leçon de vie tout en sourire, tout en silence, sans jamais se mettre en avant. Tout en humilité et en gentillesse. Véritable Delivroo de la bonne humeur il t’accueillera toujours avec une parole agréable à 8h du mat quand tu marmonnes dans un sas ( vécu ). Il sera toujours là pour prodiguer conseils et délicates attentions. Il affichera toujours un smile rayonnant et communicatif.

Aujourd’hui s’il me tenait vraiment à cœur de faire le portrait d’Adrien ce n’est donc pas pour lui rendre hommage. Pas pour lui lancer des fleurs et lui livrer tout une cargaison Interflora. Non. C’est simplement parce que je suis convaincue qu’on a besoin de plus d’Adrien dans notre vie. De personnes qui sont de véritables modèles d’acharnement, qui se battent au quotidien pour être heureux et pour rendre les autres heureux. Peu importe ses chronos, peu importe sa santé c’est avant tout son état d’esprit et sa gentillesse innée qui m’ont touché dès le début. Et j’espère sincèrement pouvoir les retranscrire ne serait-ce qu’un petit peu dans cette belle interview. Car Adrien a pour modèles Chrissie Wellington ou Stéphane Diagana pour leur « simplicité », leur  « sourire dévastateur » ou leur abnégation à réussir leur rêve; mais ne réalise pas lui même qu’il fait lui même figure de modèle pour toutes ces qualités.

 

Le sourire c’est mon vrai pouvoir magique !

Prénom : Adrien
Age : 34 ans

Particularité :
Je cours tout le temps en orange, c’est plus simple pour que l’on me retrouve parmi les autres coureurs. En plus c’est une couleur vive que j’aime bien. Sinon j’ai tout le temps le sourire, quoi qu’il arrive. La vie est assez compliquée comme ça, alors pas la peine d’en rajouter, autant sourire !

La vie est assez compliquée comme ça, alors pas la peine d’en rajouter, autant sourire !

Présente-toi en quelques mots:

En quelques mots, j’ai 34 ans et je cours depuis neuf ans maintenant. Comme beaucoup de monde la course à pied a eu un effet génial sur moi et ma façon d’être avec les gens. Les coureurs sont des personnes tellement sympas et bienveillantes que l’on se sent tout de suite bien dans cette communauté.

Comment t’es-tu mis au sport ?

J’ai commencé avec mon frère Baptiste a faire du handball lorsque nous étions petits mais finalement les sports collectifs n’étaient pas vraiment faits pour nous, du coup nous avons débuté le tennis… j’ai mis plus de cinq ans avant de savoir servir un peu correctement et finalement m’amuser un peu sur un court… avec les études j’ai finalement arrêté. C’est seulement en 2006 que j’ai découvert les footings, au début comme tout le monde j’avais terriblement mal aux jambes, j’étais à Rotterdam à ce moment là, et je me rappelle avoir encouragé les coureurs du marathon et de dire à mon colloc que cet effort était fou, jamais je n’en serai capable…

Tu as fait beaucoup de chemin depuis…pourquoi tant de passion pour la course à pied ?

Ce qui me plaît le plus dans la course à pied c’est bien sûr le marathon. Cette distance est incroyable, on passe par tous les états durant ces 42kms, des moments où on se sent bien, où les kilomètres passent comme une lettre à la poste, mais très vite tout dérape, c’est souvent aux alentours du 30eme kilomètre, il faut alors puiser dans ses réserves et son mental pour finir le mieux possible les 12 derniers kilomètres. Finalement les 195 derniers mètres sont comme une délivrance, le passage de la ligne d’arrivée nous permet de mesurer l’ampleur du défis accomplis. Des moments dont on se rappelle toute notre vie.

Ton plus beau souvenir sportif ?

Mon plus beau souvenir c’est bien évidement lors d’un marathon, en 2015 à Berlin, après une préparation compliquée due à la maladie, tous mes amis et bien sûr Baptiste étaient à mes côtés pour partager avec moi ce marathon. Je crois que ce jour là les étoiles étaient alignées, il faisait un temps superbe, j’avais véritablement des jambes de feu, c’est bien simple rien ne pouvait m’arrêter. Je n’ai jamais plus vécu une telle émotion.

Tu m’impressionnes. Tu nous impressionnes avec tous tes défis sportifs. Un petit récap de tous tes exploits de machine ?

J’adore l’ambiance sur les courses, je suis un accro à tous les défis qui m’obligent à sortir de ma zone de confort. Si en plus j’arrive à convaincre quelques amis de venir avec moi, vous pouvez être sûr que je serai dans les inscrits. Sinon j’ai évidemment essayé les trails (tout ça pour avoir une veste d’une des courses de l’Utmb), les triathlons mêmes si à y regarder de plus près je n’aime pas trop nager ni faire du vélo, j’aimerai surtout un jour pouvoir me dire que je suis un ironman.
Sinon les marathons, j’adore le fait d’en faire un prétexte au voyage avec les amis. Les organisateurs sont forts et nous trouvent toujours des défis encore plus fous et compliqués à réaliser. Comme bien sûr ils nous récompensent d’une superbe médaille à l’arrivée je suis le premier à vouloir les faire (c’est le cas de la médaille des big six par exemple). Bien évidement sans mon frère et les amis qui me motivent rien ne serait possible et surtout rien ne vaudrait vraiment la peine d’être vécu.

je suis un accro à tous les défis

Des défis et une motivation à toute épreuve, malgré quelques coups durs niveau santé. Peux tu nous en dire plus?

Depuis janvier 2015 je suis atteint de sclérose en plaque, c’est une maladie auto-immune qui attaque la gaine protectrice des fibres nerveuses du cerveau. En gros une démyélinisation. Beaucoup de mots savants pour finalement avoir comme effet de bloquer aléatoirement certaines parties du corps. En janvier 2015 une grosse inflammation au cervelet a touché tout le côté droit de mon corps, de la jambe droite au bras droit je ne sentais plus rien et je me déplaçais avec une canne. Heureusement pour moi la médecine n’est pas en reste au sujet de cette maladie, depuis 15 ans, de nombreuses avancées ont été faites: être atteint de sclérose en plaque en 2018 (si bien sûr la maladie est détectée dès les premiers symptômes) n’est plus aussi handicapant qu’en 2003 par exemple, désormais même si cette maladie ne se soigne pas encore, elle se traite très bien. J’ai donc pu remarcher et me réapproprier mon corps en quelques mois.

J’ai eu la chance d’être soutenu comme jamais par ma famille, par mon groupe de renforcement musculaire des French Frogs (groupe que j’ai rejoint car j’avais littéralement perdu tous mes muscles) et bien sûr mon groupe de Running des étoiles du 8eme. Il me fallait un objectif afin de garder la tête hors de l’eau et me permettre de voir le plus haut possible ! Je suis un accro aux marathons depuis quelques années et quoi de plus symbolique que d’en courir un nouveau.

Cet objectif c’était le marathon de Berlin, au départ je voulais simplement être présent sur la course en supporter avec ma canne, au fil des progrès avec mon kiné je reprenais confiance en ma course à pied si bien qu’en juillet j’ai repris le chemin de la piste afin de reprendre une préparation normale. En septembre j’ai finalement pris part au marathon de Berlin que j’ai bouclé sous les 3h, jamais je n’aurais cru une telle course possible quelques mois auparavant où j’étais à l’hôpital en pensant ne jamais plus pouvoir marcher normalement.

au départ je voulais simplement être présent sur la course en supporter avec ma canne

Je suis très conscient de la chance qui m’est donnée de pouvoir courir de nouveau. Même si tout n’est pas parfait avec les traitements qui ne fonctionnent pas toujours comme on le souhaite, je suis tellement heureux de pouvoir courir de nouveau. A chaque fois que je peux chausser ma paire de running je vois cela comme une nouvelle chance qui m’est donnée pour réaliser mon rêve de courir les plus beaux marathons du monde ! Je t’en reparle très vite si je suis pris au tirage au sort pour mon dernier big six à Tokyo ! Si il y a bien une chose que je retiens de cette « aventure » c’est bien le fait que l’on peut revenir de beaucoup de mésaventures. Il faut garder dans un coin de sa tête un rêve qui au début semble inaccessible pour au final le réaliser, si bien sûr on a la chance d’être accompagné des bonnes personnes pour le réaliser c’est la cerise sur le gâteau. J’ai eu cette chance et je leur en suis tellement reconnaissant.

Et concrètement. Comment arrives-tu à avoir cette niak ? À aller aussi loin ? À enchaîner autant de défis ?

Je n’ai pas de formule secrète, j’essaie simplement de me préparer le mieux possible pour toutes les courses pour lesquelles je prends un dossard. J’essaie de me focaliser sur le moment présent, de me dire que j’ai une chance incroyable de pouvoir courir, d’être là où je suis actuellement, alors quand ça ne va pas très bien, lorsque la machine se grippe un petit peu, je relève la tête et je souris, ça montre à la personne à côté de moi que tout va bien pour moi, même si c’est loin d’être le cas. Le sourire c’est mon vrai pouvoir magique !

Le smile et la perruque en toute occasion…en fait tu t’éclates ?

Exactement, c’est tout à fait ça ! Dès que je mets mes chaussures pour aller courir j’ai le smile ! Si en plus tu me rajoutes une course avec les amis sur laquelle il n’y a aucune pression chronométrique où je peux être emperruqué alors je suis au paradis des coureurs. Après des moments comme ceux là, je mets un temps fou à revenir sur terre… je suis sur mon nuage. Je pense d’ailleurs toujours être sur mon nuage avec la ferme intention d’y rester !

Frenchfrogs, Adidas Runners…tu t’investis beaucoup dans plusieurs team de sportifs. Qu’est-ce qui te motive ?

Honnêtement ce qui me motive c’est simplement le fait de faire du sport avec les copains ! J’essaie de m’investir du mieux que je peux dans les groupes dans lesquels je suis. En fait j’adore voir mes amis progresser, dépasser leurs limites et tout ça avec le sourire !

Quand tu ne cours pas…tu te reposes. Ah non ! Suis-je bête. Quand tu ne cours pas tu vas encourager les autres ou te lever aux aurores pour les aider.

Ce n’est vraiment rien d’exceptionnel, c’est vraiment toujours un plaisir de pouvoir un tout petit peu aider les organisateurs des courses. Les coureurs sont toujours adorables bien que souvent assez stressés par la course à venir, c’est donc naturel de les accompagner avec quelques mots rassurants . Avec les french Frogs c’est une sorte de tradition, nous sommes maintenant sur presque toutes les courses parisiennes. C’est aussi un moyen très sympa de partager un moment avec les Frogs en dehors des Wod où nous sommes là pour nous entraîner et progresser !

Bénévolat La Parisienne
Bénévolat La Parisienne

Ton slogan, ton leitmotiv, celui qui te fait avancer lorsque tu n’as plus de jambes ?

J’ai tendance à beaucoup me crier dessus, je m’encourage à fond, je ne sais pas si c’est vraiment utile mais ça m’oblige à rester concentré, à rester dans la course.
Si je suis la, à galèrer, c’est qu’il y a une bonne raison, alors je remonte la tête, je me force à sourire un bon coup et en quelques secondes tout va beaucoup mieux !

C’est quoi ton doudou nutrition qui te fait carburer comme Speedy?

Si tu as une formule magique je suis preneur ! J’ai tendance à tout essayer: spiruline, aloevera, protéine en poudre, malto… (pas tout en même temps bien sûr) je laisse ensuite mon intestin choisir ce qu’il digère le mieux. En fait c’est vraiment lui le patron, il décide de tout ! Pour faire simple ce qui fonctionne le mieux avec moi c’est le riz blanc et du « sportdej » avant d’aller courir.

Tes plus grands challenges, qu’ils soient sportifs ou non en 2018!

Cette année dans la poursuite folle de la médaille des big six, mon défi sera de courir le mieux possible le marathon de Londres. Ensuite j’essaierai de me motiver du mieux possible pour aller nager et pédaler afin de voir l’arrivée dans le meilleur des états au half ironman de nice en septembre.

Un objectif ? Des objectifs ?

À Londres j’aimerai beaucoup être assez rapide afin de me qualifier pour le marathon de Tokyo en 2019. Pour s’aligner à cette course sans passer par un tour operator ou la loterie il faut un chrono de 2h44min59 au marathon. En plus ils ne prennent que 150 personnes via cette méthode. Mission impossible d’autant plus que jusqu’en août dernier le chrono demandé était de 2h54min59… ils sont fous ces japonais ! Pour être honnête je ne me fais pas d’illusion quant à mon niveau. Je te promets de donner le meilleur de moi même et de ne jamais rien regretter. Pour Tokyo et ses 2h44, tant pis je prendrai une agence de voyage pour enfin m’y rendre !

Ton mentor:

Je suis en complète admiration devant les sportifs de haut niveau. Les athlètes qui arrivent à se motiver durant quatre années afin de décrocher une médaille olympique m’impressionnent énormément. Je suis en admiration devant toute leur motivation, leur abnégation, afin de réussir leur rêve. Si je ne devais citer qu’un seul athlète je dirai sans hésiter Stéphane Diagana. Il est pour moi la définition même du champion: quelqu’un de très talentueux au palmarès long comme mon bras mais en même temps avec une simplicité et une amabilité hors pair. Si je peux citer une seconde personne, une femme cette fois ci, je dirais Chrissie Wellington. Cette triathlète britannique au sourire dévastateur a tout gagné durant ses années d’activité, j’aimerais bien pouvoir la rencontrer un jour et lui dire à quel point son sourire et son parcours sont une source d’inspiration. C’est simple, si un jour j’ai une fille elle s’appellera Chrissie. Pareil si j’ai un garçon !

Ton meilleur supporter :

Difficile question… je vais bien sûr te parler des membres de ma famille. Mon frère jumeau bien sûr, et mes parents. Je leur parle 24h sur 24h de course à pied, à force ils doivent vraiment en avoir marre. Je leur suis extrêmement reconnaissant pour leur patience. Là où je me suis rendu compte que mes parents sont fiers de nos courses à Baptiste et à moi c’est lorsqu’ils nous ont présenté à leurs amis comme « leurs jumeaux marathoniens ». Même s’ils ne connaissaient que peu de choses de ce sport ils étaient tout de même très fiers de nous.

Ta tenue préférée, de serial fashion sportif ?

Du moment que c’est orange et bien flashy, j’adore ! Sinon je suis un fan du cuissard de compression compressport. C’est magique grâce à lui mes douleurs aux cuisses d’après courses se sont envolées !

Marathon de Boston
Marathon de Boston

Ton année 2017 en un mot :

En avril nous étions à Boston afin de participer au plus vieux marathon du monde. L’arrivée sur boylstone street étaient simplement inoubliable. En mai nous étions à Aix en Provence pour le half ironman. Le mois d’après j’étais sur la « cortina » de la lavaredo en Italie. Mais je n’oublierai jamais les 20kms de paris en octobre. J’ai eu la chance de faire partie de la joelette pour la petite Enea. C’était une première pour moi et cette expérience était simplement inoubliable. Enea est extraordinaire et m’a montré une formidable leçon de vie. Si je continue de m’accrocher dans les courses, si je ne lâche jamais rien c’est aussi un peu grâce à elle désormais !

Et ton année 2018 en plusieurs:

Finalement 2018 ressemble à 2017, avec un marathon (Londres) puis un half ironman (Nice). Au moins je ne suis pas trop dépaysé par ces deux challenges.

Ton plus gros dossier sportif, une anecdote bien croustillante :

En 2016, j’accompagnais une amie pour son premier marathon. Bien sûr afin qu’elle ne pense pas trop aux kilomètres qui défilaient j’avais ma perruque et je n’arrêtais pas de faire le clown (comme toujours en fait) nous étions entourés de plusieurs amis durant la course, dont Barth qui profitait du marathon pour faire quelques kilomètres avec son fils dans sa poucette. A l’approche de l’arrivée seuls les coureurs avec un dossard pouvaient passer la ligne. C’était mon cas. Barth souhaitait absolument que son fils passe la ligne d’arrivée. Sans hésiter il me passe la poussette. En quelques secondes me voilà avec mon énorme perruque orange en train de passer la ligne d’arrivée avec un petit garçon dans sa poussette. Les bénévoles et les spectateurs étaient médusés !

Un petit mot à rajouter avant de se quitter ?

Merci beaucoup Camille d’avoir pensé à moi pour tes portraits. J’aime beaucoup ton blog et ton esprit décalé. Continue comme cela et toujours avec le sourire !

 

Pour le retrouver… c’est par ici :

A propos de l'auteur :

Chaudière sportive, à l’ascenseur émotionnel qui plafonne à chaque nouveau challenge ! J’espère te donner la patate si tu n’as pas envie de bouger, ou te faire au moins rire dans ton canapé !

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5 Comments

  1. Priscilla says:

    L’introduction est juste extra ! Je l’ai croisé aussi Adrien sur des courses evidemment. J’avais été très touchée a l’époque d’apprendre pour sa maladie. J’avais suivi ces progrès de loin. Après cela, je l’avais revu courir et comme toi, j’étais hyper admirative. Son sourire n’avait pas disparu, ses performances non plus. Quelle force !
    Ton article retranscrit très bien tout ça, bravo Camille.

    1. Cam Dewoods says:

      Merci beaucoup ! C’est un plaisir de lui rendre honneur, je pense qu’il le mérite pleinement 😀

  2. Stephanie says:

    Mon coach Bonheur !!! C’est une véritable chance de croiser Adrien dans sa vie. Il partage sa force, son sourire et sa joie de vie comme personne. Bel article 😊

    1. Cam Dewoods says:

      Je confirme ! Un vrai rayon de soleil 😀
      Merci à toi

  3. Emeline says:

    C’est exactement … tu sais que le jour où rencontre Adrien … ta vie change … toujours un mot positif à encourager … à te motiver … bref comme tu l’as très bien souligné un mec à part qui se donne sans attendre de retour! Une personnalité vraiment géniale et inspirante …
    et je reviens aussi sur ton intro… si on pouvait avoir plus de personne comme notre Adrien… ça serait vraiment formidable et tout le monde qui gagne !!!
    Merci pr ce fabuleux portrait amplement mérité !!!

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