Il faut sauver le soldat périnée – sportive et maman

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Non non non. Halte là. Je te vois venir. Je n’ai aucune heureuse nouvelle à t’annoncer. Enfin si. Mais aucun futur mini moi. Pas l’ombre d’un orteil de poupon dans mon futur proche et lointain.

Alors remballe tes couches. Mais j’ai une autre bonne nouvelle. Mathilde, notre sportive nouvellement maman, va nous ( je dis bien nous parce que je n’y connais aussi…absolument rien) en apprendre des belles et des biberonnées sur les B.A.B.A pour les sportives enceintes oui qui viennent d’accoucher. Car oui la vie d’une sportive ne s’arrête pas avant, pendant et après bébé. Bien au contraire. Et ça Mathilde est bien placé pour t’en parler.

Alors je lui laisse la place et carte blanche pour apporter aux mamans sportives tous les conseils dont elles ont besoin !

Premier sujet…elle s’attaque au périnée !

Il faut sauver le soldat périnée

Ca y est, le divin enfant est né qu’on se dit, « chouette, je n’ai plus cette énorme pastèque à la place du bide, je vais pouvoir aller dandiner ma carcasse pour me remettre en forme ! ». Oui mais pas si vite, là aussi, il faut faire encore preuve d’un peu de patience et savoir écouter le corps médical avant de reprendre toute activité sportive….

Le périnée inconnu

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas honte de le dire, avant de tomber enceinte, je ne savais pas vraiment ce qu’était le périnée et surtout à quoi il servait. J’avais vaguement entendu des histoires sur la descente d’organes et sur les problèmes d’incontinence #glamour mais en pensant surtout que ce sont des problèmes de « vieux ». Erreur…

Même si l’on parle souvent du périnée, justement pour les femmes enceintes, sachez que vous, les mâles, êtes également doté d’un périnée 😉 En revanche, je vais me concentrer ici sur son importance pour une femme, notamment après une grossesse.

Alors en quelques mots c’est qui ce périnée ? Je n’invente rien, ma kiné est à l’origine de cette définition relativement explicite. Le périnée est un muscle en sorte de hamac qui forme un 8 autour des parties génitales et de l’anus. Sa fonction primaire est de retenir notre utérus, vessie et nos viscères et de nous permettre de ne pas se faire pipi dessus lorsqu’on tousse, éternue, ou que c’est la grosse marrade…

Le vaillant périnée

Les grossesses sont l’un des facteurs de risque des fuites urinaires et de descente d’organes. Au cours du troisième trimestre notamment, le périnée subit une pression considérable liée à la prise de poids et à l’augmentation de la taille et du poids de l’abdomen. Plus la prise de poids est importante où que le bébé est gros, plus le périnée est mis à mal par la pression exercée durant la grossesse et pendant l’accouchement par voies naturelles. En effet, plus le périmètre crânien du bébé est important, plus son passage est susceptible de distendre les muscles et nerfs du périnée lors de l’accouchement.

La phase de préparation du périnée…

Tout comme pour courir un marathon, l’accouchement par voie basse doit se préparer pour limiter la casse. Sérieusement, tu irais sur la ligne de départ d’une 42,195km sans entrainement ? A moins d’être maso, la réponse est NON. C’est pourquoi, comme pour un challenge sportif, il est de plus en plus recommandé de « préparer » en amont son périnée à l’épreuve de l’accouchement.

Dans un premier temps, le but est de permettre aux femmes de prendre connaissance de ce muscle et de le préparer, grâce à des massages quotidiens, à être mis à rude épreuve pendant l’accouchement.

La phase de récupération du périnée…

Maintenant que tu l’as fait ton marathon, il faut t’en remettre et RE-CU-PE-RER ! Pour ma part, j’ai eu la chance de pouvoir accoucher « normalement », sans l’aide de forceps et de pas subir une épisiotomie ni de déchirure du périnée, Alléluia ! Ceci étant, il m’a fallu passer par la case rééducation afin de retrouver un périnée tonique avant de pouvoir reprendre la course à pied et les exercices de musculation des abdominaux. Mes séances de rééducation m’ont été prescrites par ma sage-femme et j’ai choisi de les faire avec ma kiné spécialisée en rééducation périnéale afin de ne pas faire n’importe quoi. J’insiste d’ailleurs sur ce point, la méthode de rééducation et le contenu des séances doivent se faire en accord avec le corps médical.

P comme patience…

Celle et ceux qui me connaissent, savent Ô combien la patience n’est pas la première de mes qualités, bien au contraire… Or, lorsque ma kiné m’a parlé de ces joueuses de tennis ou athlètes de haut niveau qui ont des fuites urinaires à 30-35 ans par négligence de leur plancher pelvien,

il était évident que je ferais ce qu’il faut pour éviter ces désagréments. Il manquerait plus que je me pisse dessus pendant une course, déjà que… rappelle-toi cette petite anecdote 😉

En résumé, il m’aura fallu 10 séances de rééducation, j’aurais mis la course à pied en mode « pause » pendant près de 11 mois mais je sais qu’aujourd’hui je peux reprendre (progressivement) sereinement mon sport favori sans conséquences sur mon périnée.

Mission accomplie. Je l’ai sauvé ce périnée.

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1 Comments

  1. Morgane says:

    Cet article est au top ! Bien expliqué itou, j’aime !

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