Antoine, grand manitou du carrot cake et Robin des bois sportif

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Par quoi commencer… le problème avec Antoine c’est qu’il est non seulement multisports mais aussi multi surprises. Du coup quel angle d’attaque adopter pour te décrire ce grand belge, qui présente donc beaucoup de qualités. A part qu’il est belge bien sûr. Mais bon personne n’est parfait, et cela rajoute un peu d’exotisme à son portrait !

Du coup commençons par le commencement, et faisons un état des lieux des arguments chocs qui vont te donner envie de devenir son BSF. Son Best Sportif Friend.

Best…parce que n’oublions pas que le ciment de l’amitié c’est la bouffe. Ça, Antoine l’a bien compris. Si bien compris que lors de notre première randonnée il ne s’est pas pointé les mains vides… et nous a fait l’honneur de son fameux Carrot Cake. Le charme était lancé, le carrot cake dévoré. Il était devenu le sauveur de nos estomacs criant famine, et le meilleur ami de nos papilles aux abois.

Sportif… parce ce que notre cher Antoine a plus d’un sport à son arc. Un vrai Robin des Bois du multisport. Des grandes guibolles qui raflent tous les chronos mais qui l’amènent aussi tout en haut des sommets. Un mental à toute épreuve le poussant à passer des vacances rando, loin du Club Med farniente, plus proche d’un remake d’into the wild. Ça tombe bien c’est son nouveau pseudo. Comme si cela ne suffisait pas, notre grand dadet belge se met dorénavant au triathlon. Il te fatigue ? Moi aussi ! C’est pas pour rien qu’il a une place d’honneur dans notre équipe Walk is the new sexy ^^

Friend…parce qu’Antoine a non seulement une oreille attentive. Mais est surtout une personne qui passionne. Je le laisse mieux que moi te présenter son métier, ses passions, ses projets… une chose est sûre avec lui pas moyen de s’ennuyer !

Calmons-nous. Parce qu’il doit rougir et ne plus se sentir, rappelons tout de même que toutes ces qualités sont recouvertes d’un joli bronzage paysan. Qui ferait frémir un camp de scout rouquin. Personne n’est parfait, Antoine ne fait pas exception !

Prénom : Antoine

Age : 28 ans

Particularité : Belge, et c’est un cliché, mais grand amateur de bières et de chocolat !

Présente-toi en quelques mots:

Je suis arrivé à Paris il y a six ans pour y suivre un master de géographie. Tombé amoureux de la ville, je suis resté et j’ai trouvé le boulot de mes rêves. Je suis chercheur dans un laboratoire de recherche et mon job principal consiste à écrire les textes pour l’émission d’Arte, « le Dessous des Cartes » (le samedi soir à 19h30). J’ai la chance de choisir les sujets sur lesquels je veux travailler et les recherches sont très variées. Et puis être payer pour apprendre, c’est le pied !

Fais nous voyager et parle nous un peu de tes vacances tiens ! A part peaufiner ton bronzage rando qu’as-tu fais ?

Les dernières en date c’était l’Irlande ! Mes vacances riment souvent avec sac à dos, le meilleur moyen, selon moi, de s’imprégner de l’atmosphère d’un pays. Je suis d’abord parti sur la Dingle Way, une randonnée en boucle de 180 km sur la péninsule du Dingle au sud-ouest du pays. La météo était mauvaise (même pour l’Irlande..) avec beaucoup de pluie, pas l’idéal quand tu voyages avec ta tente, mais ça donne de bons souvenirs. Les paysages irlandais sont magnifiques, à ma surprise, j’ai découvert des plages de sable fin sur plusieurs kilomètres avec des spots de surf et de wakeboard !

Après cette mise en jambes, j’ai marché sur un autre sentier de grande randonnée, la Wicklow Way, avec ma copine cette fois.


Enfin juste avant le retour en France, j’ai couru le semi-marathon de Dublin. J’aime l’idée d’allier voyages et course à pied. Cette année j’ai couru à Londres, Luxembourg et Dublin, l’année dernière j’étais à Bucarest. C’est un moyen de découvrir une ville autrement.

Pas trop dur le retour au boulot ?

Très rude même ! Heureusement le Dessous des Cartes reprenait également début septembre, donc je n’ai pas eu de temps mort, il fallait que je rentre directement dans le bain.

Retour au boulot et aux nouveaux objectifs ….l’infernal Trail des Vosges ? Dis-nous en plus !

J’ai toujours plein d’objectifs ! J’aime avoir mon agenda chargé et planifier des courses à l’avance me permet de garder de la motivation dans mes entrainements. Pour les Vosges, rien ne s’est passé comme prévu. Une grosse entorse à la cheville début juillet (un mois de repos) et d’autres petits soucis fin aout.
Jusqu’ici, ma plus longue distance en course c’est 30 km avec 1500m de D+, l’infernal Trail des Vosges c’est 68 km avec 3000 m de D+… Un grand défi donc.
Ça fait un moment que je rêve de passer sur des longues distances, je sais que ça va être dur mais en même temps, je suis surexcité à l’idée de courir pendant des heures pour dépasser mes limites.

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Rien que le nom donne envie dit donc !

Ça fait partie du mythe ça ! J’y pensais justement en m’inscrivant, on pourrait revoir le nom de certaines épreuves : « le doux trail des Vosges », « le Tor des petits ». C’est tout de suite moins impressionnant !

Trail, rando …Antoine in the wild. Tu es donc plutôt un sauvageon des temps modernes qui affectionne la nature ?

Tout à fait, j’ai l’impression que vivre dans un endroit hyper-artificialisé et où le rythme de vie est infernal, provoque en moi un besoin de m’évader dès que j’en ai la possibilité. Et pourtant j’aime beaucoup Paris.


Le trail c’est l’écoute de son corps, de la nature. On oublie le chrono et on se concentre sur l’essentiel, l’appréciation du paysage, des sensations. Courir dans ces conditions c’est extrêmement ressourçant, l’esprit est libre de vagabonder. Ce contact avec la nature est essentiel dans mon équilibre de vie.

Et pourtant tu fais de très jolis chronos sur le bitume aussi…

Je préfère de loin courir sur des chemins et sur les sentiers de montagne mais je reste un compétiteur et la route permet de faire des « chronos » références.
Je fais quelques 10km et semi-marathons, mais sans préparation spécifique. J’aime plutôt l’idée d’être polyvalent que de rester coincé pendant des semaines sur un plan 10km.


J’ai toutefois un objectif sur route pour les mois à venir, descendre sous les 1h20 aux 20 km de Paris.

En gros tes sports de prédilection c’est quoi ?

Il y a quelques mois j’aurais répondu le badminton et la course à pied. J’ai joué au badminton pendant 5 ans en club et je faisais de nombreux tournois. Mais c’est difficile de concilier deux sports si différents (intensité vs endurance).
Cette année je n’ai pas renouvelé ma licence pour me concentrer sur d’autres projets. La course à pied évidemment mais aussi me tourner vers le triathlon. J’ai acheté un vélo et je vais essayer de caler de la natation dans mon agenda.

Tu n’arrêtes pas quoi ? Comment fais-tu pour récupérer ? Tu te dopes à quoi ? !

A l’adrénaline ! J’adore l’ambiance des courses, des petites aux grandes organisations. Sur la ligne de départ tu sens la pression monter en toi, c’est grisant !
Pour récupérer, l’astuce c’est d’être régulier dans la pratique. Le corps récupère beaucoup mieux en étant habitué à un effort. J’essaie d’aller courir au minimum trois fois par semaine et plus je cours, mieux je récupère.

En parlant dopage, c’est quoi ton doudou nutrition qui te fait carburer comme Speedy? Des bananes ?

Je fais un très bon banana bread !
En fait j’adore cuisiner. A l’école j’ai eu une option « cuisine » en secondaire. J’en ai gardé une passion pour la pâtisserie. Celui que je préfère faire c’est le Carrot cake, mais je fais aussi des fondants au chocolat, des muffins en encore de la tarte au sucre, une spécialité de chez moi.
J’aime bien cuisiner pour les autres, à tel point qu’au bureau, mes collègues m’offrent régulièrement des ustensiles de cuisine pour me remercier.

Et ton slogan, ton leitmotiv, celui qui te fait avancer lorsque tu n’as plus de jambes ?

Quand ça arrive, je pense aux heures passées à l’entraînement. J’ai rarement d’énormes coups durs, ma plus grosse claque c’était cette année sur le semi-marathon de Luxembourg. Parti pour finir en 1h25, j’ai pris un coup de chaleur et j’ai terminé en 1h45 en alternant marche et course.

Sur le coup il y avait de la déception, mais après je relativise vite. L’important c’est de comprendre ce qui n’a pas été pour pouvoir rebondir rapidement après un échec.

Ta tenue préférée, du fashion traileur triathlète ?

J’ai acheté ma première trifonction il y a quelques semaines ! Après il faut l’assumer ☺ Je ne suis pas encore taillé comme un triathlète. Je ne suis pas un fashion addict, mais j’ai mes habitudes, je suis fan des bas de compression et j’aime les assortir avec mes t-shirts, du coup j’ai pas mal de couleurs.

Pourquoi ressens-tu le besoin de partager ton quotidien sportif sur instagram ?

Au début le partage de mes entraînements m’a permis d’être beaucoup plus régulier dans ma pratique de la course à pied. Qu’il pleuve ou qu’il gèle, on est dans la même galère et voir que d’autres instagrameurs avaient bravé le froid pour aller courir, ça me donnait envie d’y aller aussi. Ensuite, moi qui étais plutôt un coureur solitaire, j’ai rencontré pas mal d’amis (virtuels d’abord, réels ensuite) avec qui partager cette passion pour le sport et la course à pied.

Et quels sont tes profils préférés sur instagram, tes sportifs préférés

Sans faire le frotte-manche, le tien est parmi mes préférés ! J’adore ta façon d’écrire et de décrire tes activités, j’adore la diversité de tes projets et je suis toujours impressionné par ton hyperactivité. ( QUEL FAYOT !)
Sinon il y a les membres de mon équipe sur squadrunner (les powerrunners) et les coureurs/coureuses que j’ai rencontré sur les sorties Adidas Runners.
Pour mes sportifs préférés, j’aime beaucoup Kenenisa Bekele que j’ai pu voir à Paris sur le marathon en 2014. J’ai grandi en le voyant écraser le 5000 et le 10 000m au niveau mondial.

Quel est ton plus beau souvenir sportif ?

Ça n’est pas de la course à pied, mais de la randonnée ! L’année dernière je suis parti faire le John Muir Trail, un trek de plus de 350 km à travers plusieurs parcs nationaux américains. Le dernier jour, je campais à 4000m d’altitude, sur le mont Whitney (4421m, sommet des Etats-Unis) et je me suis levé à 3h30 pour grimper au sommet afin d’y voir le lever du soleil. J’étais frigorifié, mais le moment était incroyable.

Et tes plus grands challenges, qu’ils soient sportifs ou non en 2017?

Terminer l’infernal Trail des Vosges pour commencer ! Après il y aura les 20km de Paris, surement quelques trail plus petits et un ou deux semi-marathons. Me mettre à nager aussi est une résolution que j’aimerais tenir.
Le gros projet sera pour 2018 avec le Pacific Crest Trail, 4200 km à travers les Etats-Unis en un peu plus de 4 mois.

Ton mentor:

Mon coach. Il s’appelle Vincent, je le connais depuis une dizaine d’années. Il me fait des plans personnalisés, me connait très bien, me laisse la liberté dont j’ai besoin. Je n’aurais pas le même niveau aujourd’hui sans lui.

Ton meilleur supporter :

Moi-même. Plutôt solitaire, ça ne me dérange pas du tout de traverser l’île de France en RER un dimanche matin pour participer à une petite course de village. Je cours pour mon plaisir et pour moi.

Ton plus gros dossier sportif, une anecdote bien croustillante :

Avant de faire des études de géographie, j’ai fait mon service militaire en Belgique. Lors de la première semaine, on avait eu un cours sur la randonnée et sur les équipements indispensables. L’instructeur a sorti une « pierre à eau », un petit caillou spécial qui faisait saliver, à mettre dans sa bouche en marchant pour ne pas avoir à boire. Au moment de l’essayer, personne ne s’est porté volontaire, l’instructeur a dit qu’on était des dégonflés. J’ai dit oui, je l’ai mis dans ma bouche, il a explosé de rire en disant qu’on avait trouvé un pigeon… J’ai encore la pierre en souvenir ☺

Noël approche, des idées pour le père Noël ?

Vu le prix de certains dossards, ça peut être une idée ! Sinon je lis énormément et les livres d’aventures ne manquent pas.

Un petit mot à rajouter avant de se quitter ?

Merci ! A toi pour ce portrait et aux gens avec qui j’échange sur instagram/facebook et que j’ai pu rencontrer par la suite.

Et bien ! Joli programme… ça en fait des kilomètres ! Si tu souhaites suivre Antoine et ses nombreux projets rendez-vous vite sur son insta ! En attendant on lui dit merde merde merde pour le Trail des Vosges !

 

A propos de l'auteur :

Chaudière sportive, à l’ascenseur émotionnel qui plafonne à chaque nouveau challenge ! J’espère te donner la patate si tu n’as pas envie de bouger, ou te faire au moins rire dans ton canapé !

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4 Comments

  1. Stéphan says:

    Quand je serai grand je m’appellerai Antoine et je serai Belge! 😜

    Encore un joli portrait 👌🏼

  2. Mathrayrunning says:

    Super portrait ! Je valide bien sur le carrot cake, mais ça tu le sais déjà 😉

    1. Cam Dewoods says:

      Je sais surtout que ça fait très très longtemps qu’on en a pas eu !!!

      1. Antoine says:

        A la course de la chouette et du hibou maybe 🙂

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