Quel équipement et quel matériel sont indispensables pour un trail ?

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Dernière ligne droite avant ton trail. Et, bien avant le Jour J, avant même d’être allé récupérer ton dossard, se pose la question universelle : mais qu’est-ce que je vais prendre ? Le traileur ayant son propre pendant du « je n’ai rien à me mettre » de fashionista, il commence parfois un marathon shopping de dernière minute qui lui promet quelques sueurs froides. L’enfer. Découvrir 24h avant que le départ que notre short fétiche est au sale, que le stock de barres miracle à diminuer, que nos bâtons ont disparu… c’est le meilleur moyen pour se mettre dans de mauvaises conditions et aborder son départ la goutte au front !

 

Bien se préparer pour un trail passe donc aussi par l’anticipation, qui t’évitera certaines mauvaises surprises et de t’épuiser à stresser inutilement. D’autant plus que les trails se font souvent loin de ton domicile et ne te permettent donc pas de changement de programme ou d’ajustement de placard de dernière minute.

Dernière ligne droite avant le fameux Trail des Passerelles en ce qui me concerne. Mamamia le temps passe vite, encore plus lorsque l’on a un gros objectif pour lequel on ne se sent plus ou moins pas…prêt ! L’entraînement n’y est pas mais l’envie de découvrir de magnifiques paysages si. Quitte à y aller, autant le faire à fond et j’anticipe donc gentiment mon petit race pack afin de ne pas me retrouver la veille du départ à faire des courses en lousdé !

Et autant te faire profiter toi aussi de mon petit rituel d’avant trail afin de prévoir mon équipement et mon matos du Jour J, étapes par étapes…

1. Vérifier le matériel obligatoire imposé par l’organisateur

Pour les vieux de la vieille, ça coule de source ! Pour les néo traileur, un peu moins. Habitué aux courses sur route tu seras peut être moins aguerri aux consignes parfois très strictes des organisateurs qui donnent des listes plus ou moins complètes de matériel à prendre.
Ces informations sont non seulement très pratiques pour aiguiller ta liste d’indispensables mais aussi te permettre de ne pas être disqualifié si tu n’as pas le matériel obligatoire.

Lorsque l’on reste sur des distances assez « petites », en dessous de 50km le matériel obligatoire reste assez light mais permet tout de même d’avoir un bon pense bête et d’aiguiller sur la teneur des ravitaillements etc.

Pense bien à regarder le matériel pour ta distance, la liste de course varie souvent selon les distances.

Quelques exemples…

Pour le trail de Monteynard, sur la distance 39 km le matériel requis est assez light :
• Matériel obligatoire: une réserve d’eau de 1,5L + réserve alimentaire + couverture de survie + sifflet + coupe vent + téléphone portable
• Matériel toléré : bâtons télescopiques (devront impérativement être repliés lors du départ)

Mais sur la distance de 65km la liste de course est un peu plus importante et demande notamment une lampe frontale (personnellement je n’y aurais pas pensé si j’avais eu l’idée encore plus suicidaire de me lancer sur le format 65).

Certains organisateurs sont encore plus précis dans les listes de matériel (et en profite un peu pour faire du placement sponsor…). Comme pour la Sainté Lyon :

Nous vous conseillons les équipements suivants
• des chaussures de trail type Wave Mujin (éviter les chaussures trop typées trail ou course sur route),
• une paire de gants légers, un bonnet,
• un collant (en décembre, de nuit, on évite le short)
• des vêtements ni trop chauds, ni trop légers (2 couches minimum) et évacuant la transpiration,
• une lampe frontale à piles ou accus avec batteries de rechange type TIKKA XP ou NAO, ainsi qu’une lampe de secours type E+Lite de la marque PETZL.
• une couverture de survie (OBLIGATOIRE),
• Une ceinture porte-gourde ou une poche à eau
• et quelques boissons énergétiques de notre partenaire GATORADE, mais ne vous surchargez pas. Vous trouverez des ravitaillements copieux à partir du 16ième kilomètre, puis tous les 12 km jusqu’à l’arrivée.

Pense donc bien à aller checker sur le site de l’évènement le matériel obligatoire. Ça ne mange pas de pain et ça peut t’éviter quelques galères !

2. Checker les ravitaillements

Normalement tu as déjà une bonne vision des indispensables que tu devras prendre sur ton trail grâce à notre gentil organisateur. Néanmoins tu es peut être plus ou moins gourmand, assoiffé et capable de tenir en autonomie. Personnellement j’applique sagement la technique de boire toutes les 15minutes donc ma poche se vide assez rapidement et j’essaie de manger un petit truc toutes les heures.

Néanmoins je ne rechigne pas sur les ravitos et j’évite l’auto-suffisance totale pour ne pas me surcharger. Et parce que le bonheur des trails c’est bien sur le ravito fromage et chocolat.

Je pense donc bien à regarder avant les conseils et ravitaillements prévus par l’organisateur afin de ne pas prendre trop mais surtout pas assez en fonction du nombre de ravitaillements et de leur richesse !

Quelques exemples…

Sur le 39km du le trail des Passerelles de Monteynard sont indiqués les ravitaillements suivants :
• km 10 (Mayres Savel Village)
• km 17 (Alpage Sénépi)
• km 23 (Mayres Savel village)
• km 31 (Ruisseau Barraton)
• Arrivée.

Ok. 4 ravitaillements c’est plutôt pas mal. Niveau eau j’aurais de quoi refaire les stocks mais autant prévoir 1,5L dès le départ vu qu’il va faire chaud.
Mais encore ? Niveau solide rien est précisé… En cherchant un peu plus sur le site je trouve les infos suivantes :

« Le long du parcours vous trouverez des ravitaillements solide/liquide et des points d’eau.
Solides :
• Fruits : bananes, pastèque, orange.
• Sucré : Pain d’épice, chocolat, pate de fruit.
• Salé : Pain, fromage, jambon, TUC.
Liquides : Boissons : Eau, sirop, coca, eau pétillante ».

Ok donc parfait, tout ce que j’aime. Cela me conforte dans l’idée de prendre 3, 4 petits barres au cas où mais pas la glacière et le maxi sandwich non plus^^.

Attention cela peut avoir l’air bête comme chou. Mais certains trails peuvent ne proposer que des ravitaillements liquide. Et si tu ne l’as pas anticipé et comptais sur les ravitos pour te péter le bide ça risque d’être une jolie surprise pour toi et ton estomac aux abois. Selon ton régime alimentaire, tes besoins etc c’est aussi un plus d’anticiper tout cela à l’avance.

Par exemple sur la 6D Lacs, de 27km quand même, les ravitaillements étaient plus légers et l’autosuffisance fortement recommandé : Afin d’être le plus près possible de l’esprit Trail, il y a uniquement 1 ravitaillement au Col de la Chiaupe (nourriture et boissons) et 1 point d’eau à Plan Bois (boissons uniquement) sur les 27 km. Un Camel Bag ou un porte gourde est vivement conseillé. Courir en autosuffisance est recommandé.

Chaque trail et chaque ravitaillement est donc unique, pense bien à faire le point avant !

3. Checker la météo

A moins que tu aimes la prise de risque…sinon c’est toujours utile ! Globalement pour le mien j’ai beau checker toutes les météos de France et de Navarre elles me disent toutes la même chose… on va mourir de chaud et finir en barbecue !


Raison de plus pour faire le plein de flotte et ne pas oublier la casquette !

Il est intéressant aussi de regarder la météo de la semaine, par exemple en cas de fortes pluies etc pour anticiper un peu la qualité du terrain. Ainsi que le vent etc pour savoir si je risque ou non de m’envoler arriver en haut (avec tout le chocolat que je mange aux ravitos ça m’étonnerais).

4. Faire une petite to do list pour mon race pack

Passons aux choses sérieuses. La préparation du race pack. Utile. Très utile. Pas que pour faire de jolies photos de patchwork sur mon parquet.

Mais aussi pour vérifier bien en avance que tout est là. Parce que le trail, je le répète, se fait souvent hors domicile. Et qu’il peut être un peu enmerdant à des kilomètres de ton armoire pleine à craquer de ton équipement fétiche que tu as oublié LE truc essentiel. Celui qui va bien te manquer sur 40bornes par exemple. Alors autant être sérieux et faire bien les choses !

En exclusivité mondiale, je te partage ma petite liste de survie comprenant l’essentiel à ne pas oublier pour mes trails (j’ai enlevé tous les éléments gênants type pilule et ceux pour lesquels il ne tient qu’à toi de te démerder type déo, dentifrice etc).

Les trucs tout cons mais tout chiant
Tu peux survivre sans. Mais tu auras l’air bien con

□ Des épingles à nourrices : je les oublie à chaque fois. Je pars toujours du principe qu’il y en avec le dossard (mauvais réflexe après des années de course sur route). Ce qui m’a bien entendu valu quelques mauvaises surprises. Et de faire la manche à tire la rigot pour pouvoir en trouver. A noter c’est cependant un bon moyen d’engager la conversation et de se faire des potes. A noter bis amener un stock d’épingles en trop peut aussi être un bon moyen de te faire des potes et de rencontrer l’âme sœur.

□ Le dossard: faites ce que je dis pas ce que je fais. Ne pas l’oublier est plutôt conseillé ( déjà vécu, cela m’a valu un aller-retour gratuit et un bon sprint). Et si possible l’accrocher la veille histoire d’éviter la gesticulation stressée du « il est droit mon dossard là ?)

□ Le chrono : Montre, ceinture cardio, application running donc portable bien chargé… Si tu es un adepte du trail sans chrono et sans pression oublie. Si tu aimes avoir un petit souvenir et une idée du kilomètre sur lequel tu es en train d’en baver n’oublie pas de charger toute la cavalerie la veille.

Les indispensables
Difficile de prendre le départ sans. A mettre en premier dans ton sac de voyage

□ Les chaussures bien sûr : modèle adapté à la pratique du trail, déjà testé et faites etc… Evite de les porter pour le voyage, tu vas suffisamment te les taper pendant ton trail alors autant les laisser un peu tranquille au repos avant.

□ Les chaussettes bien sûr bis : prévois plusieurs paires on ne sait jamais. Déjà testées. Déjà approuvées. On dirait pas comme ça mais les chaussettes c’est le nerf de la guerre kilométrique alors ne lésine pas dessus !

□ Les manchons de compression : pour les afficionados, c’est vite oublié ! Attention à bien les avoir testé en entraînement, la compression demande parfois un petit temps d’adaptation selon les personnes.

□ Le bas : short, legging… à ta guise selon la météo et selon le parcours. Si possible technique en évitant le coton. A moduler selon la distance, la météo etc ( pas besoin d’investir dans le nec plus ultra des shorts de compet Salomon si tu fais ton premier trail de 10km, ton petit short pas trop cher fera carrément l’affaire !)

□ Les sous-vêtements : Que ce soit la brassière pour les femmes, ou les boxers, culottes slips et compagnie privilégie des sous-vêtements que tu as déjà testé sur des sorties longues et dans lesquels tu te sens bien. On évite le coton pour la transpi bien sûr !

□ Le T-shirt : Idéalement tu l’auras aussi testé et approuvé en entraînement. Encore plus si tu mets un camelback qui aura tendance à frotter.

Selon la distance, les préférences, le dénivelé

A moduler selon ton trail !

□ Sac camelback et poche d’hydratation ou porte gourde-gels : à ne pas oublier surtout lorsque l’on part sur de longues distances. Surtout en pleine canicule. L’hydratation est primordiale ! Vérifie bien ta poche d’eau si tu ne l’as pas utilisé depuis un petit moment (fuites et ou odeurs pas sympa). Et check les réglages afin de ne pas te retrouver au premier kilomètre à devoir resserrer ou desserrer tout ça en plein effort.

□ Barres, gels, mélanges oléagineux etc : Idéalement tu les auras aussi testé et approuvé en entraînement.

□ Les bâtons : selon tes préfences, le dénivelé, et l’autorisation ou non de l’organisateur d’en utiliser !

Selon les conditions météo
Entre bikini et doudoune il faudra choisir.

S’il fait tout noir
□ La frontale : si tu pars sur un trail de nuit, sinon tu risques de très très mal finir. Et sur certains trails qui partent très tôt le matin
□ Bracelets lumineux ou gilet de sécurité : sur certaines courses des accessoires ou équipements luminescents peuvent être demandé. A vérifier auprès de l’organisateur !

S’il fait chaud chaud chaud :
□ Les lunettes de soleil : pour courir incognito et éviter de prendre tout le soleil dans ta face c’est mieux

□ La casquette, ou le bob si tu ne connais personne. Avec une visière assez courte histoire de voir quand même ce qu’il se passe devant.

Si on se pèle les miches :
□ Un bonnet ou un cache oreille
□ Une veste de pluie imperméable
□ Un pull
□ Tour de cou

La pharmacie
Chochotte ?Estomac fragile ?

□ Crème Nok : indispensable pour éviter les frottements. A tartouiller sur les pieds mais aussi au niveau des zones de frottement ( brassière, entre jambes…)
□ Immodium : ça se passe de commentaires
□ Pansements normaux et compeed
□ Huile d’Arnica
□ Baume du Tigre
□ Crème solaire : même si moi en deux coups de transpi c’est parti

Normalement ! Il y a tout…j’oublie juste la tablette de chocolat pour l’arrivée !!!

A propos de l'auteur :

Chaudière sportive, à l’ascenseur émotionnel qui plafonne à chaque nouveau challenge ! J’espère te donner la patate si tu n’as pas envie de bouger, ou te faire au moins rire dans ton canapé !

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2 Comments

  1. lilise.run says:

    Les sacrés épingles à nourrice à chaque courses c’est ma grande peur de les avoir oubliées. XD.
    Même traitement pour moi l’immodium est mon meilleur ami avant un départ de course.
    En tout cas, je conseilles à tout le monde de se référer à ton article pour bien préparer leu trail tu as tout dit, c’est top. gros bisous <3

    1. Cam Dewoods says:

      C’est LE détail qui met un petit coup de stress avant le départ !! Maintenant plus d’excuses imprime toi cette liste tu auras tout ce qu’il ne faut pas oublier 😀

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