Compostelle voie d’Arles – Lunas à Mècle

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L’aventure de Compostelle, version 2017, commençait cette année à Montpellier, sur la voie d’Arles ! Et pour cette cinquième étape nous nous lancions dans une journée bien chargée de Lunas à Mècle ! De magnifiques paysages, pas mal de montées, pas beaucoup de points d’eau et une halte bien méritée !

Comme sur chaque étape je t’invite à :

■ Revivre notre étape avec la première rubrique  » notre étape ». Qui te retracera notre petit périple jour par jour.

■ Toi aussi te lancer sur le chemin. Si tu souhaites réaliser cet étape c’est très simple. Tu n’as qu’à suivre notre parcours. Allez… laisse toi tenter!

17 août|

De Lunas à Mècle

 

Notre étape de Lunas à Mècle :

Comment résumer cette étape? Un condensé de montagnes russes… Et tu montes, montes montes. Et tu marches un peu. Et tu descends, puis tu montes, hop encore une montée… C’est qu’on ne s’ennuie pas sur Compostelle ! Le paysage ne nous endort pas, on reste sur nos gardes pour affronter le prochain sommet !

Plus sérieusement. Ce fut une étape assez longue mais très agréable sur les ⅔ du chemin.

C’est déjà ça tu me diras ! Si je continue à râler sur toutes mes étapes tu vas finir par prendre le programme télé et te programme des vacances télé7 plutôt que de me suivre dans nos aventures. Une très belle étape. Des paysages à couper le souffle. Tout du moins, ce qu’il en restait. Et un chemin plutôt agréable.

Lunas à Mècle voie d'Arles
■ Un démarrage certes assez sanguinolent puisque mon poompoom short et moi avons été confronté à un parterre de ronces sur quelques mètres. Une boucherie. Vegan s’abstenir ça a failli se finir en carpaccio. Et oui c’est ça de vouloir peaufiner mon bronzage du cuissot pendant mes vacances et de faire la maligne. Deux, trois obstacles sur le chemin et je finis en charpie !

 

Lunas à Mècle voie d'Arles ■ Pendant ce temps là ma wondermum se battait avec des taons qui comptaient bien la vider de son sang. Bizarrement pour une fois j’ai été un peu épargné grâce à mon bracelet Parakito que je n’ai pas quitté pendant tout mon périple.

■Tu l’auras compris de l’action, du sang, des gonzess…encore un peu d’effet spéciaux et je te fais un scénario à la Spielberg. A quand Tom Cruise sur les chemins de Compostelle on se le demande !

■ Des ronces, et des taons mais pas que ! Car nous avions aussi à faire à une très jolie montée.

Bien comme il faut. Qui te laisse sur les rotules et se fait parfois difficile, technique et compliquée à gérer avec nos gros sacs à dos et notre démarche de randonneuse fatiguée. Les obstacles ne nous arrêtons pas là nous arrivons enfin au sommet. Sommet qui marque la fin de la montée, pour l’instant, et l’arrivée sur une large piste très agréable.

Lunas à Mècle voie d'Arles

■ Le paysage et la végétation évoluent de pas en pas.

Peut être pas non plus, on est pas dans la Matrix mais c’est impressionnant de constater que nous arrivons à la croisée de climats et régions différentes. Quittant les forêts de pins pour admirer de somptueuses vues, des forêts de châtaigniers puis de chêne.

Lunas à Mècle voie d'Arles
■ Admirer et marcher ça finit par creuser et aux détours de deux sorties de forêts nous trouvons, mirage forestier, une…superbe table de pique-nique ! Joie, bonheur de pouvoir retirer les chaussures et de casser la croûte. Même si la croûte en question s’apparente plutôt à une peau de chagrin, les victuailles ne font pas rêver quelques barres céréales et des noisettes !

■ Et là ! nouveau mirage. Nous croisons des…humains! NOOOOOON! Mais SIIIII! Enfin des belges… mais ça compte quand même non? (3ème degré ne me lyncher pas les belges, j’adore les frites promis). Un couple avec deux enfants, et deux ânes.

■ Après cette rencontre éphémère et unique, nous ne croiserons plus d’homos sapiens et d’homos tout court de la journée, c’est reparti pour un tour. Un peu plus épuisant ce tour là, le soleil tape, les chaussures aussi, c’est quand qu’on arrive?

■ « Pas tout de suite » nous dit la montée. « Toujours pas »… réplique la petite descente. « Il y en a encore pour un bon bout de chemin » nous confirme l’horizon vidé de toute substance de civilisation.

■ Nous continuons. La descente sur Mècle est beaucoup trop technique et épuisante pour nos pieds fatigués. Les derniers mètres sont difficiles mais nous mènent vers le lit tant mérité!

■ Encore une bonne journée de Lunas à Mècle et de nombreux souvenirs bouclée !

Si toi aussi tu veux tracer ton chemin de Lunas à Mècle

■ Attention. A noter il n’y a plus aucun point d’eau après Saint-Martin-d’Orb et la Séguinerie.

Lieu où nous avons d’ailleurs dû toquer à une porte pour remplir notre première bouteille afin de ne pas se faire avoir. Sur tout le reste du trajet jusqu’à Mècle il n’y a plus aucune trace de vie ou d’H2O alors bien faire attention aux réserves!

Lunas à Mècle voie d'Arles
■ Attention aussi à ne pas se perdre pour ceux ayant pris le raccourci via le GR7 en reprenant le GR653 en sens inverse. Ce que nous avons bien entendu commencé à faire avant de revenir sur nos pas. Le bon chemin se trouve dans le centre, en franchissant le Gravezon en face de l’église et en prenant le chemin de Reigardi. Un peu de route avec la D8 E10, qui offre une vue sur le village de Saint-Martin-d’Orb pour retrouver la D35 et atteindre le dit village Saint-Martin-d’Orb.

Lunas à Mècle voie d'Arles
■ Joli petit village qui grimpe bien jusqu’à l’église de Saint-Martin que l’on contourne à gauche pour descendre et rejoindre le hameau de la Séguinerie.

Lunas à Mècle voie d'Arles
■ Quitter rapidement toute civilisation en passant la Séguinerie et en prenant un petit chemin dans la forêt, longeant les murets. S’accrocher parce que…ça grimpe plutôt bien et la montée, bien qu’ombragée et avec une vue splendide sur la vallée est un peu technique sur certaines portions.

■ A force de monter, le sommet point enfin le bout de son chemin et quel chemin puisqu’une large piste prend la suite et promet quelques kilomètres très agréables.L’itinéraire est alors assez agréable et prête peu à se perdre puisque peu de chemins se croisent. Il passe au col des Clares, à la gare de Paulhan ( ce n’est bien évidémment pas une gare mais un croisement de plusieurs sentiers où il faut faire attention à bien rester sur le GR653), puis pénètre dans une forêt de sapins en montant.

■ Toujours sur cette large piste, passer le col des Vignères, puis le col de Peyremale, et enfin le col du Liourel. Oui c’est la fête des cols sur cette étape, que de point de vue et de montées…je t’avais prévenu!

Lunas à Mècle voie d'Arles
■ Après le col du Liourel, c’est partie pour rejoindre le col de de Serviès en descendant par une piste forestière assez agréable. Un peu plus loin se trouve un gîte d’étape où nous ne nous sommes pas arrêté.

Lunas à Mècle
■ Encore 8km avant d’atteindre Mècle et pas mal montées descentes à prévoir.

Joie. Le balisage est simple et le chemin sans équivoque, il entre dans la forêt domaniale du Haut-Dourdou puis descend jusqu’au col de la Font. Il continue à descendre par la D163 sur très peu de mètres et rejoint ensuite une piste DFCI en lacets qui retrouve le col de la Fontasse.

Lunas à Mècle voie d'Arles
■ Derniers mètres. Promis. Mais pas les plus faciles puisque le sentier qui descend jusqu’à Mècle n’est pas franchement sympathique. Caillasse et piège à cheville en vue !

■ Hébergement à Mècle :

Les amoureux du chemin. Mècle, 34610 Saint-Gervais-sur-Mare. Très spartiate mais peu d’hébergements sur le chemin.

Et voilà… si toi aussi tu souhaites te lancer sur le chemin de Lunas à Mècle , ya plus qu’à ! N’hésites pas si tu l’as déjà fait à me faire ton retour pour compléter ces informations !

Lunas à Mècle voie d'Arles

Et pour tout préparer, rendez-vous sur le Topoguide :

A propos de l'auteur :

Chaudière sportive, à l’ascenseur émotionnel qui plafonne à chaque nouveau challenge ! J’espère te donner la patate si tu n’as pas envie de bouger, ou te faire au moins rire dans ton canapé !

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